Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église paroissiale Saint-Georges, en totalité, telle que délimitée sur le plan annexé à l'arrêté (cad. D 7) : inscription par arrêté du 28 mai 2019
Personnages clés
Chanoines de la concathédrale Saint-Mari de Forcalquier - Bénéficiaires des revenus
Gestionnaires de l’église dès 1155
Vicaire de Saint-Georges - Desservant paroissial
Présent après le XIIIe siècle
Origine et histoire
L'église Saint-Georges de Limans est attestée dès 1155, lorsque ses revenus furent attribués aux chanoines de la concathédrale Saint-Mari de Forcalquier. À cette époque, deux églises coexistaient à Limans : Saint-Pierre et Saint-Georges, chacune associée à un site castral distinct (château inférieur et supérieur). Cette bipolarité pourrait refléter une organisation seigneuriale partagée ou un maillage ecclésiastique préexistant, avec une église paroissiale (Saint-Georges) dépendant d’une institution religieuse indépendante.
Entre les XIIe et XIIIe siècles, l’église actuelle fut construite en partie, comme en témoignent son portail en plein cintre, sa baie cintrée et sa nef voûtée en berceau. Une seconde campagne de travaux, marquée par un gothique tardif (ogives en amande, chapiteaux affinés), agrandit la nef et érigea le chevet et la chapelle sud. Au fil du temps, Saint-Georges devint l’unique église paroissiale après le détachement de Saint-Pierre à la fin du XIIIe siècle, conservant ce statut jusqu’à la Révolution.
Les modifications ultérieures incluent l’ouverture de la chapelle nord en 1735 et la reconstruction du portail ouest en 1888. Parmi ses trésors, l’église abrite des éléments liturgiques du Haut Moyen Âge (chancel, ambon ?), redécouverts en 1955 et classés comme objets mobiliers. Ces pièces, réemployées dans le mobilier actuel (autel, antependium), comptent parmi les plus anciens témoignages du christianisme en Haute-Provence. Leur provenance exacte reste cependant indéterminée.
L’édifice, propriété communale depuis son inscription aux Monuments Historiques en 2019, illustre ainsi près de neuf siècles d’histoire religieuse et architecturale, entre influences romanes, gothiques et baroques. Son emplacement excentré par rapport au village actuel pourrait s’expliquer par une topographie castrale disparue, où l’espace seigneurial (« superiore ») coexistait avec un habitat groupé autour de l’église (« inferiore »).
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