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Église Saint-Georges de Gelles dans le Puy-de-Dôme

Puy-de-Dôme

Église Saint-Georges de Gelles

    11 Place de l'Église
    63740 Gelles

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1165
Première mention papale
fin XIVe - début XVe siècle
Reconstruction partielle
1657
Chapelle Notre-Dame du Rosaire
1691
Construction du clocher
18 juin 1739
Incendie destructeur
1928-1929
Restauration par Charles Marc
1995
Restauration de la flèche
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pape Alexandre III - Autorité religieuse Émet la bulle de 1165 attribuant l'église.
Aymon de Rochefort - Seigneur local Cède ses droits sur l'église en 1165.
Famille de Banson - Bienfaiteurs Possède la chapelle sud et droit de sépulture.
Jacob Chardon - Maître-maçon Conçoit le clocher en 1691.
Charles Marc - Architecte Dirige la restauration de 1928-1929.

Origine et histoire

L'église Saint-Georges de Gelles, située dans le département du Puy-de-Dôme en Auvergne-Rhône-Alpes, est un édifice religieux dont la première mention remonte à 1165. Cette année-là, une bulle papale d'Alexandre III confirme sa possession par l'abbaye bénédictine de Saint-Alyre à Clermont, mettant fin à un conflit avec Aymon de Rochefort. De l'édifice primitif du XIIe siècle, seuls les murs du chœur et ses baies romanes subsistent aujourd'hui. Les trois dernières travées de la nef, ajoutées postérieurement, ainsi que la première travée et la chapelle sud – reconstruites vers le XIVe ou XVe siècle – témoignent d'une évolution architecturale marquée par des influences gothiques.

Au XVIIe siècle, l'église connaît d'importantes transformations : la confrérie du Rosaire érige la chapelle nord en 1657, tandis qu'un clocher est ajouté en 1691 par Jacob Chardon, maître-maçon de Pontgibaud. Un incendie dévaste une partie du village et de l'église en 1739, nécessitant des réparations financées par une imposition exceptionnelle entre 1742 et 1743. Les voûtes des trois dernières travées, initialement en berceau brisé, pourraient dater de cette reconstruction. Au XXe siècle, des restaurations majeures sont entreprises : en 1928-1929, l'architecte Charles Marc supervise le remplacement des dalles de couverture par des ardoises et le renforcement des voûtes, tandis que la flèche est entièrement restaurée en 1995.

L'église Saint-Georges illustre ainsi près de neuf siècles d'histoire religieuse et architecturale, mêlant styles roman et gothique. Son chevet circulaire voûté d'ogives, ses chapelles latérales dédiées à des familles locales (comme les Banson), et ses escaliers en charpente ou maçonnerie reflètent les adaptations successives aux besoins liturgiques et aux aléas historiques. Inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel, elle reste un témoignage majeur du patrimoine rural auvergnat, marqué par les liens entre communautés locales et institutions monastiques.

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