Destruction de Saint-Georges 1567 (≈ 1567)
Partiellement détruite par les calvinistes.
XVIe siècle
Destruction protestante
Destruction protestante XVIe siècle (≈ 1650)
Église Saint-Pierre et première Saint-Georges rasées.
XVIIe siècle
Reconstruction
Reconstruction XVIIe siècle (≈ 1750)
Édifice rebâti après les guerres.
1844
Alerte du maire Laval
Alerte du maire Laval 1844 (≈ 1844)
Église menacée de ruine signalée.
1894
Lancement du chantier actuel
Lancement du chantier actuel 1894 (≈ 1894)
Décision de construire l’église actuelle.
1900
Première messe
Première messe 1900 (≈ 1900)
Ouverture avant achèvement des travaux.
début XIXe siècle
Agrandissement
Agrandissement début XIXe siècle (≈ 1904)
Modifications avant l’état de ruine.
1909
Consécration
Consécration 1909 (≈ 1909)
Fin des travaux par Mgr Marty.
21 octobre 2011
Fermeture au public
Fermeture au public 21 octobre 2011 (≈ 2011)
Accès interdit par arrêté municipal.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
M. Laval - Maire de Lafrançaise (1844)
Signale la ruine imminente de l’église.
Brefeil - Architecte toulousain
Conçoit l’église néogothique actuelle.
Monseigneur Marty - Évêque de Montauban (1908-1929)
Consacre l’église en 1909.
Origine et histoire
L’église Saint-Georges de Lafrançaise trouve ses origines dans une histoire mouvementée. À l’époque médiévale, aucune église n’est mentionnée dans la bastide de « La Francèze », mais la paroisse Saint-Pierre-de-Benas, détruite au XVIe siècle par les calvinistes, est attestée jusqu’en 1474. Une première église Saint-Georges, construite dans la bastide, subit le même sort en 1567, rasée par les protestants. Ces conflits religieux marquent durablement le patrimoine local, effaçant les traces des édifices antérieurs.
La reconstruction de l’église intervient au XVIIe siècle, suivie d’un agrandissement au début du XIXe. Cependant, en 1844, le maire Laval alerte sur son état de délabrement, l’édifice – composite et fragilisé par des reconstructions successives – menaçant ruine. Malgré plusieurs projets avortés, c’est seulement en 1894 que le conseil municipal valide la construction de l’actuelle église, confiant les plans à l’architecte toulousain Brefeil. Ce chantier, marqué par des retards et des litiges financiers, s’achève en 1909.
L’édifice néogothique, en brique, rompt avec l’orientation traditionnelle : son entrée s’ouvre désormais sur la place du village, réaménagée pour l’occasion. Mesurant 50 mètres de long, il intègre un chœur à cinq pans et une nef voûtée à 18 mètres de haut. Le clocher, initialement prévu plus haut, reste inachevé faute de fonds. Consacrée en 1909 par Mgr Marty, évêque de Montauban, l’église abrite encore quelques vestiges des anciens mobilier et décor, comme une statue de saint Georges (XVIIe siècle) ou un plateau de quête du XVIe.
Classée à l’Inventaire général d’Occitanie et référencée dans la base Mérimée, l’église voit son accès interdit depuis 2011 pour raisons de sécurité. Son histoire reflète les bouleversements religieux, les enjeux urbains et les défis techniques qui ont façonné Lafrançaise, de la Renaissance à la Troisième République.
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