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Église Saint-Georges de Martigné-sur-Mayenne en Mayenne

Mayenne

Église Saint-Georges de Martigné-sur-Mayenne

    2 Rue Venus
    53470 Martigné-sur-Mayenne

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1549
Épitaphe de Robert Tasseau
1649
Trois autels dans le chœur
1699
Agrandissement par les habitants
8 novembre 1729
Fonte des deux cloches
18 novembre 1729
Bénédiction des cloches
1736
Bas-relief *L’Adoration des Mages*
XVIIe siècle
Fonts baptismaux en marbre
1829
Nouvelle sacristie
1858-1861
Ajout de deux nefs
1877
Remplacement des cloches
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre Asselin - Maître fondeur de cloches A fondu les cloches en 1729 (Le Mans).
Charles de Crozé - Maire de Martigné-sur-Mayenne Commande trois cloches en 1877.
Monsieur Guittier - Artisan local Modifie le beffroi en 1877.
François Langlois - Sculpteur (beauf-père de l'auteur du bas-relief) Lié au bas-relief de 1736.
Robert Tasseau - Vicaire et instituteur Épitaphe datée de 1549 dans l'église.

Origine et histoire

L’église Saint-Georges de Martigné-sur-Mayenne trouve ses origines au XIIe siècle, bien que son aspect actuel résulte de multiples transformations. L’édifice, d’abord modeste, est agrandi et modifié par les habitants à plusieurs reprises, notamment en 1699, où une extension significative est entreprise. À cette époque, le chœur abritait déjà trois autels, et l’arrière servait de sacristie jusqu’en 1829, date à laquelle une nouvelle sacristie est construite près de la chapelle Saint-Joseph.

En 1729, deux cloches sont fondues par Pierre Asselin, maître fondeur du Mans, puis bénites dix jours plus tard. Un siècle après, en 1829, la sacristie est déplacée, et entre 1858 et 1861, deux nefs sont ajoutées pour répondre aux besoins de la paroisse. En 1877, sous l’impulsion du maire Charles de Crozé, trois nouvelles cloches remplacent les anciennes, jugées trop petites, entraînant une modification du beffroi par l’artisan local Guittier.

L’intérieur de l’église conserve des éléments remarquables, comme un bas-relief de 1736 représentant L’Adoration des Mages, anciennement intégré au retable du maître-autel. Sculpté par un artiste lavallois (gendre de François Langlois), ce bas-relief en marbre est aujourd’hui classé aux Monuments historiques. D’autres pièces, comme les fonts baptismaux du XVIIe siècle (en marbre de Louverné et cuivre) ou une épitaphe gothique de 1549 dédiée au vicaire Robert Tasseau, témoignent de son riche passé liturgique et artistique.

Les transformations successives de l’église reflètent l’évolution des besoins religieux et communautaires de Martigné-sur-Mayenne. Chaque modification, qu’elle soit structurelle (nefs, sacristie) ou symbolique (cloches, retables), illustre l’attachement des habitants à leur lieu de culte, marqué par des siècles de pratiques et de dévotions.

Les sources historiques, comme Le Patrimoine des communes de la Mayenne (éd. Flohic, 2002), confirment l’importance de cet édifice dans le diocèse de Laval. Son architecture, mêlant héritage médiéval et ajouts modernes, en fait un témoin privilégié de l’histoire locale, entre tradition religieuse et adaptations pratiques.

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