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Église Saint-Gilles de Levainville dans l'Eure-et-Loir

Eure-et-Loir

Église Saint-Gilles de Levainville

    11 Rue de l'Église
    28700 Levainville

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1536
Transformation en église paroissiale
XIXe siècle
Construction de la sacristie
1894
Création des vitraux
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Georges Cochefilet - Seigneur de Levainville Fondateur de la chapelle Notre-Dame-de-Lorette.
Jeanne d’Angest - Veuve de Georges Cochefilet Obtint la transformation en église en 1536.
Jacques de Cochefilet - Membre de la famille seigneuriale Pierre tombale sculptée dans la chapelle.
Charles Lorin - Peintre verrier Auteur des vitraux installés en 1894.

Origine et histoire

L’église Saint-Gilles de Levainville, située dans le département d’Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire, trouve ses origines dans une chapelle seigneuriale fondée par Georges Cochefilet, seigneur du lieu. Jusqu’en 1536, cette chapelle, dédiée à Notre-Dame-de-Lorette, dépendait de la paroisse de Bleury. Cette année-là, Jeanne d’Angest, veuve de Georges Cochefilet, obtint de l’évêque de Chartres sa transformation en église paroissiale sous le vocable de Saint-Gilles, marquant ainsi son autonomie religieuse.

L’édifice, construit en moellon, présente une nef de 12,5 mètres de long et conserve des traces des écussons de la famille Cochefilet au-dessus du portail. La clé de voûte, ornée des instruments de la Passion, et le transept, aménagé sur l’ancienne chapelle seigneuriale, témoignent de son héritage médiéval. La sacristie, ajoutée au XIXe siècle, et la toiture en ardoise (remplaçant les tuiles d’origine) reflètent des modifications ultérieures. Le clocher, initialement couvert de tuiles, complète cet ensemble architectural modeste mais chargé d’histoire.

Les vitraux, créés en 1894 par le peintre verrier Charles Lorin, remplacent les originaux en verre ordinaire et représentent notamment la Vierge et Saint-Gilles, patron de l’église. Le mobilier inclut un maître-autel et des retables du XVIIIe siècle, ainsi qu’une pierre tombale sculptée de Jacques de Cochefilet, initialement placée au sol dans le chœur. Cette dalle, gravée d’un chevalier monté sur un lion et portant le blason familial, illustre le lien étroit entre l’église et la noblesse locale.

Aujourd’hui rattachée à la paroisse « Bienheureuse Marie Poussepin » du diocèse de Chartres, l’église Saint-Gilles conserve des éléments historiques et artistiques remarquables. La chapelle seigneuriale, avec sa pierre tombale remployée, et les vitraux signés Lorin en font un témoignage précieux de l’art et de la dévotion en Eure-et-Loir, des XVIe au XIXe siècles.

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