Mort de Guy de Boissanz 1226 (≈ 1226)
Commandeur enterré dans l'église.
XIIe siècle
Construction de la chapelle romane
Construction de la chapelle romane XIIe siècle (≈ 1250)
Fondation par les Hospitaliers de Saint-Jean.
1469
Rattachement à Launay
Rattachement à Launay 1469 (≈ 1469)
Fin de l'autonomie de la commanderie.
1536
Installation des cloches d'horloge
Installation des cloches d'horloge 1536 (≈ 1536)
Mécanisme d'origine toujours présent.
1994
Ajout de cloches modernes
Ajout de cloches modernes 1994 (≈ 1994)
Renée-Marie et Suzanne installées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Guy de Boissanz - Commandeur des Hospitaliers
Enterré en 1226, pierre tombale conservée.
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Cerisiers, située dans le département de l'Yonne, est un édifice religieux dont l'origine remonte au XIIe siècle. Elle fut initialement construite comme chapelle romane par les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dans le cadre de leur commanderie locale. Ce premier bâtiment fut agrandi un siècle plus tard par l'ajout d'une grande nef, venant compléter la petite nef existante (aujourd'hui le bas-côté sud).
À l'intérieur, une pierre tombale médiévale attire l'attention : celle du commandeur Guy de Boissanz, décédé en 1226. Son épitaphe latine, partiellement illisible, évoque sa vie dédiée aux pauvres et aux veufs, ainsi que sa foi chrétienne. Cette inscription offre un rare témoignage des pratiques funéraires et de la spiritualité des Hospitaliers à cette époque.
L'histoire de la commanderie de Cerisiers fut marquée par les guerres, qui la ruinèrent progressivement. En 1469, elle fut réunie à celle de Launay, mettant fin à son autonomie. L'église, quant à elle, conserva plusieurs éléments remarquables, dont six cloches en bronze. Parmi celles-ci, deux cloches d'horloge datées de 1536, toujours accompagnées de leur mécanisme d'origine, ainsi que la cloche Jehanne (1543) et Jeanne-Élisabeth (1707, diamètre 120 cm). Deux cloches modernes, Renée-Marie et Suzanne, furent ajoutées en 1994, illustrant la continuité du culte dans ce lieu.
Aujourd'hui, l'église Saint-Jean-Baptiste reste un symbole du patrimoine religieux et hospitalier de la Bourgogne-Franche-Comté. Sa fête patronale, célébrée le 24 juin, perpétue une tradition plusieurs fois centenaire, liée à l'archidiocèse de Sens.
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