Donation à Cluny 1er octobre 975 (≈ 975)
Roclène cède droits sur village et église.
998
Confirmation papale
Confirmation papale 998 (≈ 998)
Pape Grégoire V valide la donation.
Xe siècle (début)
Première mention de la paroisse
Première mention de la paroisse Xe siècle (début) (≈ 1015)
Propriété de Letgerius avant donation à Cluny.
XIIe siècle (1ère moitié)
Reconstruction clunisienne
Reconstruction clunisienne XIIe siècle (1ère moitié) (≈ 1250)
Édifice actuel probablement bâti à cette période.
1317
Visite clunisienne
Visite clunisienne 1317 (≈ 1317)
État dégradé des couvertures signalé.
1474
Datation de la galonnière
Datation de la galonnière 1474 (≈ 1474)
Porche en bois analysé par dendrochronologie.
1794
Démolition partielle du clocher
Démolition partielle du clocher 1794 (≈ 1794)
Contexte révolutionnaire.
1814
Effondrement du clocher
Effondrement du clocher 1814 (≈ 1814)
Destruction de la sacristie.
1842-1843
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher 1842-1843 (≈ 1843)
Rétabli à son emplacement actuel.
23 juin 1947
Classement monument historique
Classement monument historique 23 juin 1947 (≈ 1947)
Inscription officielle.
1994-1997
Restauration des peintures
Restauration des peintures 1994-1997 (≈ 1996)
Mise au jour de la *Pietà* murale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Jean-Baptiste : inscription par arrêté du 23 juin 1947
Personnages clés
Letgerius - Seigneur local
Propriétaire initial au Xe siècle.
Roclène - Donateur
Cède village et église à Cluny en 975.
Bertrand - Archevêque de Lyon
Confirme donation à Cluny en 977.
Grégoire V - Pape
Valide donation à Cluny en 998.
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Chaveyriat, édifiée au XIIe siècle, est un témoignage architectural roman marqué par l’influence de l’abbaye de Cluny. Dès le Xe siècle, le site appartenait à des seigneurs locaux comme Letgerius, avant d’être cédé à Cluny en 975 par Roclène, donation confirmée par l’archevêque de Lyon Bertrand (977) et le pape Grégoire V (998). Les moines clunisiens y établirent un prieuré et reconstruisirent probablement l’église vers la première moitié du XIIe siècle, comme en attestent les pilastres cannelés de l’abside, typiques de leur style. L’édifice, cité en 1158 lors d’une translation de reliques, fut un centre religieux majeur de la région.
Au fil des siècles, l’église connut des dégradations et des transformations. Dès le XIVe siècle, les visiteurs clunisiens signalèrent l’état précaire des couvertures, tandis qu’au XVIIe siècle, la nef n’était couverte que d’une charpente apparente et le chœur abritait des autels dédiés à saint Jean-Baptiste et à la Vierge. Le clocher, initialement situé entre la nef et l’abside, fut déplacé à une date indéterminée avant 1760, puis partiellement détruit pendant la Révolution (1794) avant de s’effondrer en 1814, écrasant la sacristie. Reconstruit entre 1842 et 1843, il domine aujourd’hui l’édifice avec ses 30 mètres de hauteur et ses trois cloches, dont la plus ancienne date de 1855.
La façade gothique, précédée d’une galonnière (porche en bois) datée de 1474 par dendrochronologie, fut restaurée en 1978, révélant des peintures murales du XVe siècle, dont une Pietà avec donateurs. Ces fresques, redécouvertes entre 1994 et 1997, ornent la partie haute des murs. La nef, large de 10,20 mètres et longue de 31,5 mètres avec le chœur, fut débarrassée en 2003 de son faux plafond de 1867, rétablissant la visibilité de sa charpente d’origine. L’abside, voûtée en cul-de-four, compte six chapiteaux sur colonnettes, reflétant l’héritage clunisien. Classée monument historique en 1947, l’église reste un symbole du patrimoine religieux et architectural de l’Ain.
Les bâtiments du prieuré, attenants à l’église jusqu’au XVIIIe siècle, abritaient des espaces de charité comme des distributions de pain aux pauvres. Deux chambres, dont une communiquant avec l’église par une porte aujourd’hui condamnée, furent démolies vers 1765. Au XIXe siècle, d’importants travaux modernisèrent l’édifice : repeinture de la façade en 1852, pose d’un carrelage en 1867, et restauration du clocher en 1842-1843. En 1991, un ravalement extérieur et le remplacement du coq sommital achevèrent les dernières grandes interventions, préservant ce patrimoine pour les générations futures.
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