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Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1109
Donation à la Chaise-Dieu
Donation à la Chaise-Dieu 1109 (≈ 1109)
Église cédée par l'évêque Aldebert II.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Période romane, nef et transept édifiés.
1299
Union à la mense épiscopale
Union à la mense épiscopale 1299 (≈ 1299)
Rattachement à l'évêque de Mende.
1557
Cloche datée
Cloche datée 1557 (≈ 1557)
Témoignage des travaux du XVIe siècle.
XVIe siècle
Ajouts gothiques tardifs
Ajouts gothiques tardifs XVIe siècle (≈ 1650)
Portail sud et clocher-mur construits.
1880-1900
Peintures murales
Peintures murales 1880-1900 (≈ 1890)
Décors religieux ajoutés en nef.
1986
Classement monument historique
Classement monument historique 1986 (≈ 1986)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale (cad. E 581) : inscription par arrêté du 10 février 1986
Personnages clés
Aldebert II de Peyre - Évêque donateur
Cède l'église à la Chaise-Dieu en 1109.
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Fontans, située dans le hameau des Estrets sur la commune de Fontans (Lozère, région Occitanie), est un édifice religieux d'origine romane, construit principalement au XIIe siècle. Elle se distingue par son plan en croix latine, sa nef unique voûtée en berceau brisé, et un clocher-mur caractéristique. Les chapiteaux sculptés, mêlant motifs végétaux, géométriques et deux têtes humaines, ainsi que la voûte en cul-de-four de l'abside, témoignent d'une construction soignée, probablement achevée au XIIIe siècle. L'église fut entièrement repeinte à la fin du XIXe siècle, ajoutant des décors liés à la Passion, l'Eucharistie et le Sacré-Cœur.
L'édifice a une histoire liée à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem : elle appartenait à la maison de l'Hôpital des Estrets, rattachée à la commanderie de Gap-Francès au sein du grand prieuré de Saint-Gilles. En 1109, l'évêque Aldebert II de Peyre donna l'église à l'abbaye de la Chaise-Dieu, avant qu'elle ne soit unie à la mense épiscopale en 1299. Le portail sud, le clocher-mur (avec une cloche datée de 1557) et une tourelle d'escalier furent ajoutés au XVIe siècle, illustrant un gothique tardif. Classée monument historique en 1986, l'église conserve aujourd'hui son rôle paroissial et son patrimoine architectural roman et gothique.
L'architecture de l'église combine des éléments romans (nef, transept, abside à huit pans) et gothiques (clocher-mur, portail méridional à rouleaux toriques). La nef, les bras du transept et la travée droite sont voûtés en berceau brisé, tandis que la croisée du transept présente une voûte d'arêtes. Les murs, en moyen appareil de granite, supportent un toit couvert de schiste. À l'intérieur, les arcs doubleaux retombent sur des chapiteaux sculptés, et les peintures du XIXe siècle couvrent les voûtes. L'édifice, propriété de la commune, reste un témoignage majeur de l'art religieux médiéval en Gévaudan.
Le site des Estrets, où se dresse l'église, était un lieu stratégique pour les Hospitaliers, ordre militaire et religieux fondé au XIe siècle pour protéger les pèlerins. La commanderie de Gap-Francès, à laquelle elle était rattachée, gérait un réseau de maisons hospitalières en Occitanie. La donation de 1109 par l'évêque Aldebert II de Peyre marque son rattachement initial à la puissante abbaye de la Chaise-Dieu, en Auvergne. En 1299, son union à la mense épiscopale de Mende reflète les réorganisations ecclésiastiques médiévales. Ces changements institutionnels expliquent la richesse de son décor et son maintien à travers les siècles.
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