Première mention d'une aumône 1160 (≈ 1160)
Charte de Conan IV pour Sulniac.
1523
Construction de la nef
Construction de la nef 1523 (≈ 1523)
Charpente réalisée par J. Thebault, procurateur Je Rouxel.
1547
Ajout d'une chapelle nord
Ajout d'une chapelle nord 1547 (≈ 1547)
Travaux menés par Jehan Lorho et Nicollazo.
1560
Construction du porche et d'une chapelle
Construction du porche et d'une chapelle 1560 (≈ 1560)
Extension sud et porche ajoutés.
1565
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux 1565 (≈ 1565)
Porche méridional par Madec et Coiman.
15 juin 1925
Classement monument historique
Classement monument historique 15 juin 1925 (≈ 1925)
Inscription officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Jean-Baptiste de Gorvello (cad. ZY 138) : inscription par arrêté du 15 juin 1925
Personnages clés
Jehan Rouxel - Procureur
Commanditaire des arches en 1523.
J. Thebault - Charpentier
Auteur de la charpente de 1523.
P. Benoyer - Donateur (cotier)
Mentionné sur les sablières en 1523.
Jehan Lorho - Miseur (financeur)
Commanditaire des travaux de 1547.
Nicollazo - Charpentier
Artisan des travaux de 1547.
Madec - Charpentier
Auteur du porche en 1565.
Jean Pelletier - Commandeur de Carentoir
Bénéficiaire des oblations en 1574.
Origine et histoire
L’église Saint-Jean-Baptiste de Gorvello, située au lieu-dit Le Gorvello à Sulniac (Morbihan), remplace au début du XVIe siècle une chapelle primitive construite par les moines hospitaliers. Son architecture mêle des éléments gothiques flamboyants et des influences Renaissance, comme en témoignent son portail en anse de panier, ses contreforts ornés de pinacles, et ses baies à remplages trilobés. Les inscriptions sur les sablières de la charpente, datées de 1523, 1547 et 1565, révèlent les noms des procureurs (Jehan Rouxel, Jehan Lorho), des charpentiers (J. Thebault, Nicollazo, Madec), et des donateurs (P. Benoyer), ainsi que les étapes clés de sa construction et de ses remaniements.
Le monument se distingue par son plan en forme de T, avec une nef peu saillante et un transept asymétrique reflétant des campagnes de construction distinctes. Le chevet, éclairé par une grande verrière à moulures, et le transept sud, percé de baies à lancettes trilobées, contrastent avec le transept nord, doté d’une porte Renaissance et d’un triptyque gothique. Le porche, atypiquement placé au nord, abrite un portail orné d’accolades et de choux frisés, tandis que des chapiteaux figuratifs, comme celui représentant une femme tenant un gobelet, ajoutent une dimension symbolique. Classée monument historique en 1925, l’église conserve aussi des statues remarquables, dont celles de saint Marc et saint Isidore, patron des laboureurs.
L’histoire de l’église est liée à la commanderie hospitalière de Carentoir, comme en attestent les archives du XVIe siècle. En 1574, le commandeur Jean Pelletier perçoit une partie des oblations, et en 1644, le Gorvello devient une trève de Sulniac, dotée d’ornements liturgiques et de deux cloches (datées de 1582 et 1608). Les inscriptions des cloches et des sablières, comme celle de 1565 mentionnant le charpentier Madec et le procureur Coiman, soulignent le rôle communautaire de l’édifice. Les reprises de maçonnerie visibles, notamment au transept sud, révèlent des ajustements ultérieurs pour harmoniser les volumes, tandis que la sacristie moderne masque partiellement des éléments originels, comme une baie condamnée.
Le décor sculpté, marqué par des motifs végétaux (choux frisés) et des animaux fantastiques (dragons, lions), s’inscrit dans la tradition gothique bretonne. Les crossettes du chevet, représentant des anges portant des phylactères, et les gargouilles du clocher à baies géminées illustrent un savoir-faire artisanal local. L’édifice, propriété de la commune, témoigne aussi des pratiques religieuses de l’époque, avec des fondations liées à saint Jean-Baptiste et des aumônes confirmées dès 1160 par Conan IV. Son classement en 1925 protège un patrimoine à la fois architectural, historique et social, reflétant l’évolution d’une chapelle hospitalière en église paroissiale.
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