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Église Saint-Jean-Baptiste de La Tranclière dans l'Ain

Église Saint-Jean-Baptiste de La Tranclière

    975 Route de Romans
    01400 La Tranclière

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Première église mentionnée
1450-1530
Construction du chœur actuel
1793
Destruction du clocher original
9 février 1860
Concert de charité à Paris
18 septembre 1864
Fin des travaux d’agrandissement
1944
Bombardement du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Donat de la Bastie - Curé et fondateur Fonda la chapelle du Saint-Rosaire, mort en 1717
Léopold Le Hon - Député de l’Ain Organisa un concert pour financer la restauration
Gerault de Langalerie - Évêque de Belley Bénit la cloche en 1864
René-Alexandre Dupanloup - Évêque Inaugura les rénovations en 1976

Origine et histoire

L’église Saint-Jean-Baptiste de La Tranclière, située dans le département de l’Ain, trouve ses origines au XIe siècle, avec une première église construite à l’emplacement actuel. Le chœur de l’édifice actuel, de style gothique avec une croisée d’ogive et un vitrail, fut érigé entre 1450 et 1530. Ce chœur quadrangulaire abrite un repositorium en pierre et deux niches anciennes, tandis qu’une pierre tombale du curé Donat de la Bastie (mort en 1717) marque l’entrée de l’allée centrale.

Au XIXe siècle, l’église connut plusieurs transformations majeures. Un projet d’agrandissement fut lancé en 1858, financé en partie par un concert de charité organisé à Paris en 1860 par le député Léopold Le Hon, rapportant 1 800 francs. Les travaux, incluant des réparations intérieures et extérieures, s’achevèrent en 1864 avec une cérémonie présidée par l’évêque de Belley. Le clocher, détruit à trois reprises (en 1793, foudroyé en 1856, et bombardé en 1944), fut reconstruit après chaque événement, avec une dernière restauration en 1948.

L’église joua un rôle central dans l’organisation paroissiale locale. Jusque en 1818, elle fut l’église principale pour plusieurs villages, dont Prin et Certines. Après des tensions avec les habitants refusant leur rattachement à Certines en raison des chemins impraticables l’hiver, elle devint une succursale en 1845. Aujourd’hui, elle dépend du groupement paroissial de Pont-d’Ain et abrite un mobilier varié, incluant des statues (Jeanne d’Arc, saint Jean-Baptiste), un font baptismal octogonal probablement issu d’une église voisine, et une cloche bénite en 1864 sous l’évêque Gerault de Langalerie.

Le mobilier et les objets liturgiques, comme un tableau de la Vierge à l’enfant offert en 1844 ou une statue de Bernadette Soubirous, reflètent les dons des paroissiens et des personnalités locales. La pierre tombale du curé Donat de la Bastie, fondateur de la chapelle du Saint-Rosaire, et les inscriptions sur la cloche (mentionnant le député Léopold Le Hon et sa famille) témoignent des liens historiques entre l’église, ses curés et les notables de la région.

Les travaux de rénovation se poursuivirent aux XXe siècle, avec des campagnes en 1974-1976 marquées par la participation active de la population. Ces interventions permirent de préserver l’édifice, tout en adaptant son usage aux besoins contemporains, comme en attestent les offices réguliers encore célébrés aujourd’hui.

Liens externes