Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Eglise Saint-Jean-Baptiste à Loubeyrat dans le Puy-de-Dôme

Puy-de-Dôme

Eglise Saint-Jean-Baptiste

    12 Rue Annette et Marguerite
    63410 Loubeyrat
Propriété de la commune
Eglise Saint-Jean-Baptiste
Eglise Saint-Jean-Baptiste
Eglise Saint-Jean-Baptiste
Crédit photo : Pierre - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1866
Fondation de la congrégation
1869-1876
Construction de l'église
1877-1879
Donations des vitraux
1891
Bénédiction des cloches
2000
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. A 894) : inscription par arrêté du 7 novembre 2000

Personnages clés

Claude-Augustin Gouilloux - Curé de Loubeyrat et fondateur Initiateur de la construction et concepteur des plans.
Henriette Pauline de Monestay-Chazeron - Duchesse de Céreste-Brancas Dernière héritière, liée au trésor légendaire.
Marguerite Gardarin (mère Saint-Jean-Baptiste) - Fondatrice des Petites Sœurs Infirmières Créa la congrégation en 1866 à Loubeyrat.
Eugène Tallon - Conseiller général du canton de Manzat Obtint 18 000 francs pour achever l’église.
Eug. Moulin - Vitrailliste Auteur du vitrail de l’Agneau de Dieu (1879).

Origine et histoire

L’église Saint-Jean-Baptiste de Loubeyrat, construite entre 1869 et 1876, remplace un édifice médiéval devenu trop exigu pour la paroisse. Son financement, en partie légendaire, proviendrait d’un trésor caché par la famille de Monestay-Chazeron, propriétaire du château local. Selon la tradition, l’abbé Claude-Augustin Gouilloux, curé de Loubeyrat, aurait utilisé ce trésor après en avoir découvert l’emplacement dans les boiseries de la chapelle du château, transmis secrètement par la duchesse de Céreste-Brancas, dernière héritière de la famille.

L’édifice, de style néo-gothique, se distingue par sa taille imposante pour un village rural, valant son surnom de Cathédrale des Montagnes. Les plans furent dessinés par l’abbé Gouilloux lui-même, et les matériaux (comme le sable de la Faye) furent locaux. Les villageois participèrent activement à la construction, choisissant un style architectural ambitieux pour l’époque. L’église fut inscrite aux Monuments Historiques en 2000 pour son intérêt patrimonial.

Le mobilier intérieur inclut un maître-autel sculpté, une chaire en bois ornée de saints, et des vitraux offerts par des notables locaux entre 1877 et 1879. Ces vitraux, signés Eug. Moulin à Dreux pour l’un d’eux, représentent des figures religieuses liées aux donateurs (comme sainte Marguerite ou saint Michel). La rosace du portail figure Dieu en majesté, tandis que les cloches, bénies en 1891, soulignent l’importance liturgique du lieu.

L’église entretient des liens étroits avec la congrégation des Petites Sœurs Infirmières des Campagnes, fondée en 1866 à Loubeyrat par Marguerite Gardarin (mère Saint-Jean-Baptiste) et l’abbé Gouilloux. Leur chapelle voisine, d’une blancheur éclatante, contraste avec la pierre sombre de l’église. Aujourd’hui, une religieuse de cette congrégation réside encore dans le bourg, perpétuant ce patrimoine spirituel.

Un monument aux morts, intégré à l’entrée, honore les enfants de Loubeyrat tombés lors des deux guerres mondiales. Chaque année, une messe célèbre la nativité de saint Jean-Baptiste, patron du village, le dimanche suivant le 24 juin. L’édifice reste un symbole de la foi et de la solidarité communautaire qui présida à sa création.

Liens externes