Frise chronologique
XIe siècle
Première mention
Première mention
XIe siècle (≈ 1150)
Citation dans la Charte de la reine Ermengarde
1526
Acquisition par Notre-Dame de Liesse
Acquisition par Notre-Dame de Liesse
1526 (≈ 1526)
Rattachement à la collégiale
1646
Construction désorientée
Construction désorientée
1646 (≈ 1646)
Chœur tourné vers l’ouest
1816
Indépendance paroissiale
Indépendance paroissiale
1816 (≈ 1816)
Destruction de l’ancienne église
1854
Reconstruction néo-gothique
Reconstruction néo-gothique
1854 (≈ 1854)
Style actuel et croix latine
1978 et 2010
Campagnes de restauration
Campagnes de restauration
1978 et 2010 (≈ 2010)
Préservation du patrimoine
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Classé MH
Personnages clés
| Reine Ermengarde - Souveraine médiévale |
Mentionne l’église au XIe siècle |
Origine et histoire
L’église Saint-Jean-Baptiste de Charvonnex trouve ses origines au XIe siècle, mentionnée dans la Charte de la reine Ermengarde comme une église primitive. Au XVe siècle, elle dépend du prieuré de Talloires, puis est acquise en 1526 par la collégiale Notre-Dame de Liesse. Ces premières traces révèlent son ancrage ancien dans le paysage religieux savoyard, bien que peu de détails architecturaux de cette époque subsistent.
En 1646, une nouvelle église est édifiée, mais avec une particularité rare : son chœur est « désorienté », tourné vers l’ouest au lieu de l’est, une anomalie liturgique. Cet édifice, jugé vétuste, est détruit en 1816, année où la paroisse obtient son indépendance. La reconstruction intervient en 1854 dans un style néo-gothique, avec une croix latine, un clocher à flèche, et un chevet polygonal soutenu par des contreforts.
L’église abrite des éléments patrimoniaux remarquables, comme un bénitier de 1646 orné d’une tête d’ange, et deux cloches historiques (1630 et 1813), décorées de reliefs religieux (Saint Jean-Baptiste, calvaire). Deux campagnes de restauration, en 1978 et 2010, ont préservé cet héritage, mêlant traces médiévales et transformations modernes.
Le site illustre l’évolution architecturale et spirituelle de la Haute-Savoie, depuis les premières églises romanes jusqu’aux reconstructions du XIXe siècle. Son histoire reflète aussi les dynamiques locales, comme l’influence des prieurés ou l’autonomie progressive des paroisses après 1816.