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Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
…
1700
1800
1900
2000
Seconde moitié du XIe siècle
Début de la construction
Début de la construction Seconde moitié du XIe siècle (≈ 1175)
Nef édifiée en premier.
Vers 1200
Achèvement du chœur
Achèvement du chœur Vers 1200 (≈ 1200)
Fin des travaux majeurs.
1791
Vente des bâtiments conventuels
Vente des bâtiments conventuels 1791 (≈ 1791)
Adjudication post-Révolution.
11 juillet 1903
Classement MH
Classement MH 11 juillet 1903 (≈ 1903)
Protection officielle de l'édifice.
1991
Restauration du pignon occidental
Restauration du pignon occidental 1991 (≈ 1991)
Démolition du porche du XIXe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 11 juillet 1903
Personnages clés
Yves Morvan - Restaurateur
A restauré la fresque byzantine.
Pierre Athayne - Architecte
Conçut le porche de 1888.
Anne Courtillé - Historienne de l'art
A étudié l'église et sa fresque.
Origine et histoire
L'église Saint-Jean de Glaine-Montaigut, classée monument historique en 1903, est un édifice roman emblématique du Puy-de-Dôme en Auvergne-Rhône-Alpes. Sa construction débute dans la seconde moitié du XIe siècle par la nef, pour s'achever vers 1200 avec le chœur. Elle cumule les fonctions de prieuré — dépendant de Saint-Michel de la Cluse et de Manglieu — et d'église paroissiale, bien que les archives manquent pour retracer précisément son organisation ecclésiastique. Son chevet, en pierre de taille, et ses modillons à copeaux illustrent l'art roman auvergnat, tandis que sa nef voûtée en berceau et sa croisée du transept surmontée d'une coupole reflètent une architecture complexe.
La fresque du XIIe siècle, d'inspiration byzantine, découverte sous des décors ultérieurs, représente le Jugement dernier selon saint Jean avec une rare iconographie trinitaire du Christ. Restaurée par Yves Morvan, elle révèle des sinopias noires encore visibles. Les campagnes de travaux se succèdent : destruction partielle du clocher pendant la Révolution, restauration urgente en 1811, ajout d'un porche en 1888 (démoli en 1991), et classement parmi les monuments historiques en 1903. Les bâtiments conventuels adjacents, datés des XVe–XVIe siècles, abritent aujourd'hui des habitations après leur adjudication en 1791.
L'intérieur se distingue par une polychromie reconstruite à partir de vestiges (noir/blanc, rouge/orange) ornant piliers et arcs, ainsi que par des chapiteaux historiés. La travée du chœur, prolongée par une abside en cul-de-four, et les bas-côtés voûtés d'arête complètent ce plan typiquement auvergnat. Les fenêtres géminées de la croisée du transept, séparées par des colonnes à chapiteaux, et les modillons extérieurs soulignent l'héritage roman. Les restaurations récentes (XXe–XXIe siècles) ont permis de préserver ce patrimoine, tout en révélant son évolution depuis le Moyen Âge.
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