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Église Saint-Joseph-des-Quatre-Routes dans les Hauts-de-Seine

Église Saint-Joseph-des-Quatre-Routes

    180 Rue du Ménil
    92600 Asnières-sur-Seine
Auteur inconnuUnknown author

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1884
Loi Poubelle
1910
Construction de la chapelle
7 mai 1922
Élevation en église paroissiale
1934
Agrandissement de l’église
23 mai 1940
Mort de l’abbé Jean Glatz
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Eugène Poubelle - Préfet de Paris Auteur de la loi de 1884.
Alfred Nasousky - Architecte Concepteur de la chapelle en 1910.
Charles Venner - Architecte Agrandit l’église en 1934.
Abbé Jean Glatz - Vicaire de la paroisse Mort en 1940, commémoré sur place.
Charles Lorin - Maître-verrier Auteur de la verrière axiale.
Charles Mutin - Facteur d’orgues Orgue de la manufacture Cavaillé-Coll.

Origine et histoire

L’église Saint-Joseph-des-Quatre-Routes trouve ses origines dans un contexte social particulier. Après la loi du préfet Eugène Poubelle en 1884, qui obligeait les propriétaires parisiens à fournir des récipients à ordures, les chiffonniers, chassés de la capitale, s’installent massivement à Asnières-sur-Seine dans des habitats précaires. Cette migration informelle crée un besoin spirituel et communautaire dans ce quartier en pleine transformation.

La chapelle Saint-Joseph est construite en 1910 selon les plans de l’architecte Alfred Nasousky, près du carrefour des Quatre-Routes de Colombes. Elle devient officiellement une église paroissiale le 7 mai 1922, répondant ainsi aux besoins religieux croissants de cette population ouvrière et modeste. Son agrandissement en 1934, mené par Charles Venner pour l’Œuvre des Chantiers du Cardinal, reflète l’expansion démographique et urbaine de la zone.

Un événement tragique marque son histoire : le 23 mai 1940, l’abbé Jean Glatz, vicaire de la paroisse depuis 1934, est tué en portant secours à un blessé lors de l’offensive allemande. Enterré au seuil de l’église, il est honoré par un monument commémoratif. Son nom est aujourd’hui perpétué par une rue de Bois-Colombes, ville voisine.

L’église abrite un patrimoine artistique notable, dont une verrière axiale réalisée en 1910 par Charles Lorin et Louis Piébourg, représentant saint Joseph. Cette œuvre, répertoriée dans l’Inventaire général du patrimoine culturel, illustre l’art verrier religieux de l’époque. L’orgue de tribune, initialement construit par Charles Mutin de la manufacture Cavaillé-Coll, témoigne également de la richesse du mobilier liturgique.

L’édifice, situé au 182 rue du Ménil, reste un symbole de la mémoire sociale et religieuse d’Asnières-sur-Seine. Son histoire est liée à celle des populations marginalisées qui ont façonné ce quartier, ainsi qu’à l’engagement des figures locales comme l’abbé Glatz ou Guy Lux, qui anima la paroisse après la Seconde Guerre mondiale.

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