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Église Saint-Julien de Savas en Ardèche

Église Saint-Julien de Savas

    30 Le Village
    07430 Savas

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Moyen Âge
Sanctuaire *Saint-Julien en Goye*
1414 ou 1540
Chapelle du village
1562
Destruction pendant les guerres de Religion
1670-1728
Travaux majeurs
1793
Fermeture révolutionnaire
1802
Réouverture au culte
1833-1862
Agrandissements et embellissements
1867-1868
Reconstruction du clocher
1885-1901
Reconstruction totale de la nef
1906
Inventaire de la loi de 1905
1954
Rénovation des peintures murales
1995
Restauration des façades
2018
Participation à la *Nuit des églises*
2021
Création de la paroisse *Bienheureux Gabriel Longueville*
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

William Guibert - Architecte-voyer Concepteur de l’église néogothique et de celle de Toissieu.
Michel de Montgolfier - Parrain de la cloche *Marie Sophie* Membre de la famille Montgolfier, bienfaiteur en 1840.
Marie-Sophie de Montgolfier - Marraine de la cloche *Marie Sophie* Épouse de Michel, liée à la cloche de 468 kg.
Léon Moynet - Sculpteur Auteur des évangélistes en terre cuite (1868).
Francheschi - Sculpteur lyonnais Créateur des statuettes de saint Joseph (1868).
Félix - Ébéniste de Saint-Félicien Auteur des boiseries du chœur (1862).

Origine et histoire

L’église Saint-Julien de Savas, située dans le département de l’Ardèche, est un édifice de style néogothique conçu par l’architecte William Guibert, également responsable de l’église de Toissieu. Son emplacement actuel, au cœur du village, remplace un ancien sanctuaire médiéval nommé Saint-Julien en Goye, détruit en 1562 pendant les guerres de Religion. La chapelle du village, érigée entre 1414 et 1540, devint alors l’église paroissiale, agrandie et modifiée au fil des siècles.

Au XVIIe siècle, des travaux majeurs transforment l’édifice : construction d’une voûte, d’un clocher, et ajout de tribunes. La Révolution française marque un tournant avec la fermeture possible de l’église en 1793, le vol de la petite cloche, et le transfert d’objets liturgiques comme un retable de la chapelle Sainte-Claire d’Annonay. Réouverte au culte en 1802, elle subit des agrandissements successifs entre 1833 et 1868, incluant la surélévation de la nef et la reconstruction du clocher.

Entre 1885 et 1901, une reconstruction totale de la nef et l’ajout de bas-côtés modernisent l’église, tout en conservant son clocher emblématique. Les travaux s’inspirent de deux projets, dont l’un aurait pu donner un édifice similaire à celui de Toissieu. Le XXe siècle voit des rénovations (peintures en 1954, façades en 1995) et des réorganisations paroissiales, aboutissant en 2021 à la création de la paroisse Bienheureux Gabriel Longueville, couvrant le bassin d’Annonay.

L’église abrite un mobilier remarquable, dont des autels et statues classés monuments historiques, comme le retable du XVIIe siècle ou les évangélistes en terre cuite (1868) de Léon Moynet. Ses vitraux illustrent des scènes sacrées (Saint Jean-Baptiste, les disciples d’Emmaüs), tandis que ses cloches, bénites en 1840, portent les noms de Marie Sophie et Louise Joséphine, liées à la famille Montgolfier. Le vocable de l’église honore saint Julien de Brioude, soldat romain martyrisé au IIIe siècle.

Aujourd’hui, l’église Saint-Julien reste un lieu de culte actif, intégré aux événements diocésains comme la Nuit des églises en 2018. Son architecture basilicale à trois nefs, ses vitraux et son mobilier liturgique en font un témoignage majeur du patrimoine religieux ardéchois, marqué par les évolutions historiques et artistiques depuis le Moyen Âge.

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