Consécration du prieuré 1107 (≈ 1107)
Première étape clunisienne sur Compostelle.
milieu du XIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré milieu du XIe siècle (≈ 1150)
Confié à Hugues de Cluny par l’évêque d’Auxerre.
31 juillet 1559
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur 31 juillet 1559 (≈ 1559)
Destruction partielle de l’église et des bâtiments.
1790
Fin de l’activité monastique
Fin de l’activité monastique 1790 (≈ 1790)
Saisie et morcellement du domaine prioral.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir notice PA00112824 : ancien domaine prioral
Personnages clés
Hugues de Cluny - Abbé de Cluny
Fonde le prieuré au XIe siècle.
Évêque d'Auxerre - Commanditaire religieux
Confie la fondation à Hugues de Cluny.
Comte de Nevers - Commanditaire laïc
Cofinance le prieuré avec l’évêque.
Origine et histoire de l'Église Saint-Laurent
Selon la légende, un monastère dédié à la Vierge aurait existé au bord de la Loire dès le VIIe siècle, avant d’être détruit par les Barbares. Au milieu du XIe siècle, l’évêque d’Auxerre et le comte de Nevers confient à Hugues, abbé de Cluny, la fondation d’un prieuré à La Charité-sur-Loire. Ce premier prieuré clunisien, consacré en 1107, devient une étape majeure sur la route de Compostelle, favorisant l’essor et la fortification de la ville autour du monastère. Les guerres de Religion et un incendie en 1559 ravagent une partie des bâtiments, accélérant son déclin.
Les grandes campagnes de construction se déroulent à la fin du XVe siècle (logement du prieur, porterie) et aux XVIIe et XVIIIe siècles, selon les canons du classicisme monastique. Le régime de la commende au XVIe siècle fragilise le prieuré, déjà affaibli par les conflits religieux. La séparation entre domaine spirituel et temporel, puis la Révolution française (1790), mettent fin à son activité : les bâtiments sont saisis et morcelés en lots privés.
L’église Saint-Laurent, intégrée à l’ancien domaine prioral, témoigne aujourd’hui de ce passé monastique riche, entre rayonnement spirituel sur les routes de pèlerinage et déclin progressif à partir de l’époque moderne. Son architecture mêle héritage roman, reconstructions gothiques tardives et ajouts classiques, reflétant près de sept siècles d’histoire religieuse et locale.