Date gravée sur une sablière 1527 (≈ 1527)
Témoignage de travaux dans la nef.
1555
Inscription sur une sablière
Inscription sur une sablière 1555 (≈ 1555)
Chapelle septentrionale datée.
Seconde moitié du XVe siècle
Construction de la façade et du chevet
Construction de la façade et du chevet Seconde moitié du XVe siècle (≈ 1575)
Style gothique flamboyant caractéristique de l'époque.
1575
Construction de la tour-clocher
Construction de la tour-clocher 1575 (≈ 1575)
Rez-de-chaussée servant de sacristie.
Tournant XVe-XVIe siècle
Construction du collatéral nord
Construction du collatéral nord Tournant XVe-XVIe siècle (≈ 1650)
Chapiteau orné de la cordelière d'Anne de Bretagne.
1675
Érection de la chapelle attenante
Érection de la chapelle attenante 1675 (≈ 1675)
Date gravée sur le linteau.
1834-1836
Nouvelle sacristie construite
Nouvelle sacristie construite 1834-1836 (≈ 1835)
À l'angle du chœur et de la tour.
1906
Classement des vitraux
Classement des vitraux 1906 (≈ 1906)
Maîtresse-vitre et verrières protégées.
1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1926 (≈ 1926)
Protection de l'édifice entier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 497) : inscription par arrêté du 14 octobre 1926
Personnages clés
Anne de Bretagne - Duchesse de Bretagne
Cordelière gravée sur un chapiteau.
Guy XVI de Laval - Comte de Laval (1505-1531)
Armes présentes sur la maître-vitre.
Jean-Baptiste Barré - Sculpteur du XVIIe siècle
Auteur des statues du maître-autel.
Origine et histoire
L'église Saint-Léon de La Baussaine, située dans le département d'Ille-et-Vilaine, est un édifice religieux catholique dédié au pape Saint-Léon le Grand. Elle est considérée comme l'une des églises rurales les plus remarquables de la région, tant pour son architecture gothique flamboyant que pour ses verrières conservées. Bien que la première mention de La Baussaine remonte à 1197, l'église actuelle date principalement du XVIe siècle, avec des éléments architecturaux et des inscriptions permettant de retracer son évolution.
La construction de l'église s'est étalée sur plusieurs périodes : la façade occidentale et le chevet furent édifiés dans la seconde moitié du XVe siècle, tandis que le collatéral nord pourrait dater du tournant des XVe et XVIe siècles, comme en témoigne la cordelière de veuve d'Anne de Bretagne gravée sur un chapiteau. En 1527 et 1555, des sablières furent datées, et en 1575, la tour-clocher monumentale fut construite, avec un rez-de-chaussée servant de sacristie. Une chapelle fut ajoutée en 1675, et une nouvelle sacristie fut édifiée entre 1834 et 1836.
L'église se distingue par ses volumes extérieurs complexes, fruit d'une construction progressive autour de la nef originelle du XVe siècle. La façade occidentale, dissymétrique et en pierre de taille de granite, est typique du style gothique flamboyant, avec une porte ogivale surmontée d'une fenêtre ébrasée. Le chevet, particulièrement soigné, présente une maîtresse-vitre ornée de remplages savants, tandis que la façade nord, caractéristique des églises gothiques de Haute-Bretagne, est rythmée par quatre chapelles aux pignons ornés de gargouilles et de crochets.
À l'intérieur, l'église est composée d'une nef accompagnée de chapelles formant un collatéral au nord et deux chapelles au sud, sous la tour-clocher. Les arcs de tailles différentes, portés par des piliers aux chapiteaux variés, créent une composition architecturale unique. L'édifice est entièrement voûté de bois, avec des douvis couvrant la nef et le chœur. Les vitraux, datant du XVIe siècle, constituent l'élément le plus précieux de l'église. Classés en 1906, ils comprennent une maîtresse-vitre narrant la Passion du Christ en dix-sept épisodes, ainsi que d'autres verrières aux thèmes variés, comme l'enfance du Christ ou le Jugement dernier.
Parmi les autres éléments remarquables, on trouve des fonts baptismaux octogonaux du XIVe siècle, classés en 1911, portant les armes des seigneurs de Tinténiac, ainsi qu'une pierre tombale du XVe siècle, également classée. Une Vierge à l'Enfant du XVIIe siècle et des sculptures de l'atelier de Jean-Baptiste Barré ornent l'autel, tandis qu'un important décor néogothique embellit le chœur. L'église, classée monument historique en 1926, reste un témoignage précieux de l'architecture religieuse bretonne et de son évolution à travers les siècles.
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