Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-Louis de Saintes en Charente-Maritime

Charente-Maritime

Église Saint-Louis de Saintes

    6 Place du 11 Novembre
    17100 Saintes

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1609
Construction de la citadelle
XVIIe siècle
Transformation en hôpital
1876
Construction de la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Louis de Pernes - Gouverneur de Saintes Initiateur de la citadelle en 1609.
Cardinal de Richelieu - Homme d'État Ordonne le démantèlement de la citadelle.
Eustase Rullier - Architecte Conçoit la chapelle en 1876.
Dagrand - Maître-verrier bordelais Crée les vitraux du chœur.

Origine et histoire

L’église Saint-Louis de Saintes, originellement une chapelle néo-gothique, fut édifiée en 1876 à l’initiative de la direction de l’hôpital Saint-Louis. Conçue par l’architecte Eustase Rullier, elle prolonge l’ancien logis du gouverneur de la citadelle du XVIIe siècle, aujourd’hui intégré au centre hospitalier. Son architecture sobre, marquée par un portail en plein cintre et un clocher octogonal, cache une nef à croisées d’ogives inspirées du style rayonnant, tandis que des vitraux signés Dagrand ornent le chœur.

Le site occupe un piton rocheux nommé « Capitole », héritier d’une forteresse médiévale disparue après les guerres de Religion. En 1609, le gouverneur Louis de Pernes y érige une citadelle moderne, rapidement démantelée sur ordre du cardinal de Richelieu pour éviter son usage par les protestants. Seul subsiste le logis du gouverneur, transformé en hôpital au XVIIe siècle. La chapelle du XIXe siècle perpétue ainsi une stratification historique, mêlant fonctions militaire, médicale et religieuse.

À l’intérieur, la chapelle se distingue par sa nef de trois travées, voûtée de croisées d’ogives, et ses baies vitrées réalisées par le maître-verrier bordelais Dagrand. L’édifice, discrètement intégré au bâtiment hospitalier, ne révèle son identité que par son portail et son clocher en pierre. Ce patrimoine illustre l’adaptation des lieux de pouvoir en espaces de soin et de culte, typique des recompositions urbaines post-Renaissance.

Liens externes