Date sur sablière de la nef 1564 (≈ 1564)
Témoignage d'une phase ancienne de construction.
1624
Construction du porche sud
Construction du porche sud 1624 (≈ 1624)
Porche ionique avec statues d'apôtres.
3e quart du XVIe siècle
Origine partielle de l'édifice
Origine partielle de l'édifice 3e quart du XVIe siècle (≈ 1662)
Premières structures conservées dans la nef.
1726
Date du chevet
Date du chevet 1726 (≈ 1726)
Chevet polygonal en pierre de taille.
1858-1864
Reconstruction nef et transept
Reconstruction nef et transept 1858-1864 (≈ 1861)
Travaux dirigés par Joseph Bigot.
1864
Rebâtissage du clocher
Rebâtissage du clocher 1864 (≈ 1864)
Réalisé par Jean-Louis Le Naour.
11 mai 1932
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 11 mai 1932 (≈ 1932)
Protection du chevet et porche méridional.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chevet et porche méridional (cad. AB 69) : inscription par arrêté du 11 mai 1932
Personnages clés
Joseph Bigot - Architecte diocésain
Dirigea la reconstruction de 1858-1864.
Jean-Louis Le Naour - Entrepreneur
Rebâtit le clocher en 1864.
Cajean et Cogneau - Entrepreneurs
Réalisèrent nef et transept (1858-1864).
Origine et histoire
L'église Saint-Mahouarn de Plomodiern, située dans le Finistère, présente un plan en croix latine avec une nef à six travées et un chevet polygonal en granite. Son porche sud, daté de 1624, est remarquable avec ses dix niches abritant des statues d'apôtres, encadré de colonnettes ioniques. Ce porche, ainsi que le chevet à trois pans couronné de lanternons, reflètent une architecture soignée, mêlant schiste et granite, caractéristique des édifices religieux bretons de l'époque moderne.
La nef et le transept, partiellement reconstruits entre 1858 et 1864 par les entrepreneurs Cajean et Cogneau sous la direction de l'architecte diocésain Joseph Bigot, intègrent des éléments plus anciens comme des sablières datées de 1564. Le clocher, rebâti en 1864 par Jean-Louis Le Naour, domine l'édifice avec sa flèche octogonale et ses frontons ajourés. Ces transformations du XIXe siècle, tout en modernisant la structure, ont préservé des éléments médiévaux comme les arcs brisés et les piliers octogonaux, témoignant d'une continuité stylistique.
Classé Monument Historique depuis 1932 pour son chevet et son porche méridional, l'édifice illustre l'évolution architecturale bretonne, des ajouts Renaissance (porche de 1624) aux restaurations néogothiques du Second Empire. Les dalles de granite du sol, les lambris engoulés et les chapiteaux ioniques soulignent un savoir-faire artisanal local, tandis que les statues des apôtres rappellent l'importance religieuse et communautaire de l'église dans le pays de Châteaulin.
La localisation de Plomodiern, en plein cœur du Finistère, place cette église dans un territoire marqué par une forte identité culturelle et religieuse. À l'époque moderne, les églises paroissiales comme Saint-Mahouarn servaient de lieu de rassemblement, de prière, mais aussi de symbole de pouvoir local, souvent financées par les communautés villageoises ou les seigneurs voisins. Leur architecture reflétait ainsi à la fois les moyens techniques de l'époque et les aspirations spirituelles des populations.
Les matériaux utilisés — granite et schiste — sont typiques de la région, où les ressources locales dictent les choix constructifs. Le remploi de baies et de sablières lors des reconstructions du XIXe siècle montre une volonté de préserver la mémoire des formes anciennes, tout en adaptant l'édifice aux besoins liturgiques contemporains. Cette dualité entre tradition et innovation caractérise nombre de monuments bretons, témoins d'une histoire mouvementée entre préservation et transformation.
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