Abandon post-guerre 1454 (≈ 1454)
Village déserté selon un notaire
Guerre de Cent Ans (XIVe–XVe siècles)
Fortification de la nef
Fortification de la nef Guerre de Cent Ans (XIVe–XVe siècles) (≈ 1550)
Ajout d'une chambre de défense
XVe siècle
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique XVe siècle (≈ 1550)
Transept et chœur édifiés
31 octobre 1912
Classement monument historique
Classement monument historique 31 octobre 1912 (≈ 1912)
Protection officielle de l'édifice
1961
Découverte des peintures
Découverte des peintures 1961 (≈ 1961)
Fresques du XVIe siècle dans le croisillon
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Martin : classement par arrêté du 31 octobre 1912
Personnages clés
Raymond-Bernard de Gauléjac - Châtelain de Besse (XVe siècle)
Défendit le site contre les Anglais
Saint Eustache - Figure légendaire du portail
Représenté dans la chasse au cerf
Isaïe - Prophète biblique sculpté
Scene de la vision du charbon ardent
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Besse, située dans le département de la Dordogne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux aux origines médiévales. Construite à la fin du XIe siècle comme prieuré bénédictin, elle fut ensuite confiée aux augustins au XIIIe siècle. Son architecture mêle une nef romane du XIIe siècle, partiellement surélevée par une chambre de défense pendant la guerre de Cent Ans, et un transept-chœur gothique du XVe siècle. L'église, adossée au château vieux de Besse, joua un rôle défensif crucial contre les Anglais, comme en témoignent ses archères et hourds.
Le portail occidental, chef-d'œuvre sculpté, illustre des scènes bibliques (chute d'Adam et Ève, vision d'Isaïe, saint Michel terrassant le dragon) et la légende de saint Eustache. Ces sculptures, organisées en voussures et fronton losangé, symbolisent la Rédemption. À l'intérieur, le croisillon sud révèle des peintures murales du XVIe siècle, découvertes en 1961 mais partiellement endommagées lors de leur dégagement non autorisé. Elles représentent des scènes de la Passion (Christ outragé, Arrestation au Jardin des Oliviers).
Classée monument historique en 1912, l'église fut restaurée en 1648 avec des matériaux du vieux château adjacent. Au XIXe siècle, une sacristie y fut ajoutée. Le site, propriété communale, incarne à la fois un lieu de culte, une forteresse et un mausolée seigneurial : le chœur abritait en effet la chapelle funéraire de la famille de Besse. Les vestiges du château voisin et les modifications architecturales reflètent les bouleversements politiques et militaires du Périgord, entre conflits féodaux et guerre de Cent Ans.
L'histoire de Besse et de son église est marquée par l'abandon post-guerre de Cent Ans, décrit en 1454 par un notaire de Gourdon comme un village « devenu tout infertile et destitué d'habitants ». Pour le repeupler, Raymond-Bernard de Gauléjac, châtelain, fit venir des colons du Quercy et du Rouergue. Ce déclin contraste avec le rôle stratégique du site durant les hostilités, où l'ensemble fortifié (église + château) permit de repousser les assauts anglais.
Les sources archéologiques et historiques (fouilles, archives, études comme celles de Jean Secret ou Pierre Dubourg-Noves) soulignent l'importance patrimoniale du site. Les peintures du croisillon sud, bien que dégradées, offrent un rare exemple d'art mural religieux de la Renaissance en Périgord. Leur iconographie et leur style suggèrent une réalisation vers les années 1520–1530, liée à la dévotion locale et au mécénat seigneurial.
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