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Église Saint-Martin de Cigné en Mayenne

Église Saint-Martin de Cigné

    D214
    53300 Ambrières-les-Vallées

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe ou XIIe siècle
Construction de la nef
XIVe ou XVe siècle
Reconstruction du chœur
1591
Fondation de la chapelle Saint-Jacques
1er octobre 1657
Fondation de la messe des Cinq-Plaies
1700
Retable du maître-autel
1774
Obtention de la relique
10 février 1906
Inventaire de 1906
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Gilles Dagron et Guyonne de Romagné - Fondateurs de la chapelle Saint-Jacques Sieur et dame de Beauchesne en 1591
Guillaume Deroyer - Bienfaiteur de la messe du Saint-Sacrement Financement avant 1657
Baptiste Hayrie - Fondateur de la messe des Cinq-Plaies Messe instaurée en 1657
Jean-Louis-René Caquia - Curé de Cigné Obtint la relique en 1774

Origine et histoire

L'église Saint-Martin de Cigné, dédiée à saint Martin de Tours, est une église paroissiale catholique située dans la commune d'Ambrières-les-Vallées, en Mayenne. Son histoire remonte au moins au XIe ou XIIe siècle, comme en témoignent la nef et la porte romane à double voussure. Ces éléments, ainsi que le mur oriental du transept nord, sont les vestiges les plus anciens de l'édifice, conservant un style architectural typique de cette période.

Au XIVe ou XVe siècle, le chœur de l'église a été reconstruit dans une forme carrée, puis complété plus tard par deux chapelles latérales. Le transept non voûté, surmonté d'une tour, ainsi que deux chapelles formant la croix, datent également de cette époque primitive. Une petite porte dans le transept nord porte une inscription gothique du XVIe siècle : Jesus. Maria. Ces modifications reflètent l'évolution architecturale et religieuse de l'édifice au fil des siècles.

L'église abrite plusieurs éléments remarquables, dont deux petits autels dédiés à la Sainte-Vierge et à saint Joseph, situés au haut de la nef. Trois autres autels, de même conception, sont adossés au mur oriental. Les retables, notamment celui du maître-autel, datent de 1700 et sont en bois sculpté. De nombreux écussons ornent l'édifice, représentant les armes de familles locales comme les Vaucelles, les Logé, les Cigogne, les de la Haie et les Leforestier, attestant des liens historiques entre l'église et l'aristocratie régionale.

Plusieurs fondations pieuses ont marqué l'histoire de l'église. En 1591, Gilles Dagron et Guyonne de Romagné, sieur et dame de Beauchesne, ont fondé la chapelle de Saint-Jacques-de-l'Étondelière, dotée de trois messes hebdomadaires. Plus tard, Guillaume Deroyer a financé la messe du Saint-Sacrement tous les jeudis avant 1657, tandis que Baptiste Hayrie a établi la messe des Cinq-Plaies le mardi en 1657. Ces fondations illustrent l'importance de l'église dans la vie spirituelle et communautaire.

L'église a également abrité des confréries anciennes, comme celle du Rosaire et des Trépassés. Parmi ses reliques, une parcelle de la Vraie Croix, obtenue par le curé Jean-Louis-René Caquia en 1774, a été préservée pendant la Révolution française. Une autre relique, celle de saint Matthieu, conservée dans un reliquaire en forme de bras, faisait l'objet d'un culte annuel le dimanche proche du 21 septembre. L'inventaire de 1906, réalisé le 10 février, marque un événement administratif important dans son histoire récente.

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