Frise chronologique
1523
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche
1523 (≈ 1523)
Date gravée sur le portail et cadran solaire.
1766
Reconstruction nef et chœur
Reconstruction nef et chœur
1766 (≈ 1766)
Projet de l’architecte Lemire, date sur portes.
1812
Aménagement de la tribune
Aménagement de la tribune
1812 (≈ 1812)
Pour accueillir un orgue, colonnes datées.
1880
Construction de la flèche
Construction de la flèche
1880 (≈ 1880)
Projet de l’architecte Brion, style néo-roman.
1937
Inscription monument historique
Inscription monument historique
1937 (≈ 1937)
Porte d’entrée de la tour protégée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte d'entrée de la tour : inscription par arrêté du 28 juillet 1937
Personnages clés
| Lemire - Architecte |
Reconstruction nef/chœur en 1766. |
| Brion - Architecte |
Flèche de 1880, style néo-roman. |
| Biesenberger - Entrepreneur |
Chargé des travaux en 1766. |
| Georges Schaffner - Historien de l'art |
Étude du tympan (1925). |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Gresswiller, classée monument historique depuis 1937, se distingue par son architecture gothique tardive, notamment son clocher-porche daté de 1523. Ce dernier, orné d’un tympan sculpté et d’un cadran solaire, présente des caractéristiques stylistiques proches des églises de Bischheim et Eckbolsheim, avec des fenêtres gothiques et des chaînes d’angle piquetées. La date de 1523, gravée sur le portail et le cadran, marque sa construction ou reconstruction, tandis que la nef et le chœur, à pans coupés et fenêtres en plein cintre, furent reconstruits en 1766 par l’architecte Lemire, comme en témoignent les portes latérales.
À l’intérieur, l’église abrite une tribune aménagée en 1812 pour accueillir un orgue, avec des colonnes portant les millésimes 1766, 1812 et des initiales de maîtres d’ouvrage (IN. GG / PF. H.). La flèche rhomboïdale, ajoutée en 1880 selon les plans de l’architecte Brion, couronne l’édifice, mélangeant éléments néo-romans et gargouilles sculptées. Le rez-de-chaussée du clocher, voûté en réticulé, arbore un écu aux symboles artisanaux (curoir, équerres, règle), reflétant peut-être les commanditaires ou le contexte socio-économique local.
L’édifice, propriété de la commune, illustre l’évolution architecturale alsacienne, du gothique tardif aux ajouts néo-classiques et néo-romans. Son inscription en 1937 ne concerne que la porte d’entrée de la tour, soulignant sa valeur patrimoniale malgré des transformations ultérieures. Les sources, comme les travaux de Georges Schaffner (1925), mettent en lumière le tympan de 1523, élément clé de son histoire artistique, tandis que les archives locales documentent les phases de reconstruction et d’embellissement aux XVIIIe et XIXe siècles.