Ajouts baroques XVIIe siècle (≈ 1750)
Grille en fer forgé et arc triomphal.
1793
Clocher rasé
Clocher rasé 1793 (≈ 1793)
Destruction pendant la Révolution.
1850
Restauration par Vially
Restauration par Vially 1850 (≈ 1850)
Murs consolidés, toiture et pavement refaits.
1852
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher 1852 (≈ 1852)
Toiture en ardoise remplaçant les bardeaux.
1928
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 1928 (≈ 1928)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de la Chabasse : inscription par arrêté du 20 juin 1928
Personnages clés
Matthieu Vially - Architecte
Dirigea restaurations (1850) et reconstruction du clocher (1852).
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de la Chabasse, située à Olliergues dans le Puy-de-Dôme, est un édifice religieux construit durant la seconde moitié du XVe siècle, puis remanié aux XVIIe et XIXe siècles. Elle se compose d’une nef unique de trois travées, d’un chœur en demi-hexagone séparé par une grille en fer forgé du XVIIe siècle, et d’un arc triomphal en ferronnerie de la même époque. Deux chapelles latérales, ajoutées postérieurement, s’ouvrent dans le mur nord. Le clocher, initialement rasé en 1793 pendant la Révolution, fut reconstruit en 1852 par l’architecte Matthieu Vially, qui supervisa aussi la consolidation des murs, la réfection du pavement et de la toiture en 1850. La toiture du clocher, originellement en bardeaux de chêne, fut remplacée par de l’ardoise.
À l’intérieur, le décor peint date de 1722, tandis que l’arc doubleau au-dessus de la porte sud arbore une clef sculptée représentant le Père Éternel, accompagnée d’une inscription gothique. Ancienne église paroissiale d’Olliergues, le bâtiment devint une chapelle après la Révolution. Son clocher, élément remarquable, est accessible par un escalier en tour ronde logé dans l’angle sud-ouest. L’édifice, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1928, illustre les évolutions architecturales et liturgiques entre Moyen Âge et époque moderne, avec des traces de restaurations majeures au XIXe siècle.
Les interventions du XIXe siècle, menées par Matthieu Vially, visaient à stabiliser la structure après des siècles d’usage et les dommages révolutionnaires. La reconstruction du clocher en 1852 marqua une étape clé, tout comme la pose de la toiture en ardoise, remplaçant les bardeaux traditionnels. Ces travaux reflètent les préoccupations patrimoniales de l’époque, alliant préservation et adaptation aux besoins cultuels locaux. L’église, propriété de la commune, conserve aujourd’hui un témoignage architectural et artistique des XVe, XVIIe et XIXe siècles en Auvergne.