Première mention de la paroisse Fin XIe siècle (≈ 1195)
Archives évoquant la paroisse originelle.
1546
Démolition du chœur médiéval
Démolition du chœur médiéval 1546 (≈ 1546)
Début des travaux de reconstruction.
Vers 1549
Achèvement supposé du chœur
Achèvement supposé du chœur Vers 1549 (≈ 1549)
Fin probable des premiers travaux.
1596
Reconstruction effective du chœur
Reconstruction effective du chœur 1596 (≈ 1596)
Date tardive confirmée par documents.
1869
Pose des vitraux par Courmont
Pose des vitraux par Courmont 1869 (≈ 1869)
Intervention majeure au XIXe siècle.
16 février 2009
Inscription du chœur aux MH
Inscription du chœur aux MH 16 février 2009 (≈ 2009)
Protection patrimoniale partielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le choeur, y compris la sacristie, en totalité (cad. C 457) : inscription par arrêté du 16 février 2009
Personnages clés
Courmont - Peintre-verrier
Auteur des vitraux posés en 1869.
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Marquette-en-Ostrevant trouve ses origines dans une paroisse mentionnée dès la fin du XIe siècle dans les archives. Cependant, l’édifice actuel remonte principalement au XVIe siècle, marqué par des transformations majeures. En 1546, le chœur médiéval est démoli pour laisser place à une reconstruction, dont les travaux s’achèvent vers 1549 selon certaines sources. Pourtant, des documents ultérieurs suggèrent que cette reconstruction pourrait s’être prolongée jusqu’en 1596, reflétant les difficultés ou les étirements des chantiers à cette époque. L’église adopte alors un style gothique flamboyant tardif, visible dans ses baies ornées et ses voûtes à liernes et tiercerons, combinant pierre et brique pour un effet bichrome caractéristique.
Au XIXe siècle, l’édifice subit de nouvelles modifications, notamment l’ajout de vitraux en 1869, réalisés par le peintre-verrier Courmont. Ces interventions s’inscrivent dans un mouvement plus large de restauration ou d’embellissement des églises rurales, fréquent sous le Second Empire et la Troisième République. Les deux guerres mondiales endommagent partiellement l’église, rappelant les vulnérabilités du patrimoine face aux conflits. Architecturalement, le monument se distingue par sa tour quadrangulaire flanquée d’appentis, surmontée d’une flèche octogonale en ardoise, et un chevet à sept pans soutenu par des contreforts plats. Ces éléments illustrent la transition entre le gothique et les premières influences Renaissance dans le nord de la France.
Sur le plan juridique et patrimonial, le chœur de l’église, incluant la sacristie, est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques par arrêté du 16 février 2009 (référence cadastrale C 457). Ce classement partiel souligne la valeur historique et artistique de cette partie de l’édifice, tout en reflétant les enjeux de préservation d’un patrimoine local souvent méconnu. La localisation de l’église, place des Poilus ou à proximité de la rue Danton, ancrée dans le tissu urbain de Marquette-en-Ostrevant (département du Nord), en fait un repère identitaire pour la commune, aujourd’hui propriété municipale et potentiellement ouvert au public, bien que les modalités pratiques ne soient pas précisées dans les sources disponibles.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis