Incendie pendant la guerre de Vendée 1794 (≈ 1794)
Destruction partielle par les troupes républicaines.
1800
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle 1800 (≈ 1800)
Relèvement après l’incendie de 1794.
1844-1854
Rebâtissage de la nef et du clocher
Rebâtissage de la nef et du clocher 1844-1854 (≈ 1849)
Travaux dirigés par Ferdinand Lachèse, style néoclassique.
1862-1864
Agrandissement néo-gothique
Agrandissement néo-gothique 1862-1864 (≈ 1863)
Transept et chevet ajoutés par Alfred Tessier.
2013
Démolition partielle
Démolition partielle 2013 (≈ 2013)
Début des travaux malgré l’opposition locale.
2017
Inauguration de la nouvelle église
Inauguration de la nouvelle église 2017 (≈ 2017)
Édifice moderne remplaçant l’ancienne structure.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Ferdinand Lachèse - Architecte angevin
Rebâtit la nef en 1844-1854.
Alfred Tessier - Architecte local
Agrandit l’église en 1862-1864.
Jean-Pierre Léger - Maire de Gesté (2007-2013)
Promeut la démolition de l’église.
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre-aux-Liens, située à Gesté (commune de Beaupréau-en-Mauges), trouve ses origines au XVe siècle. Incendiée en 1794 pendant la guerre de Vendée, elle est partiellement reconstruite dès 1800. En 1844, l’architecte Ferdinand Lachèse rebâtit la nef dans un style néoclassique, ajoutant un clocher en 1854. L’édifice est agrandi en 1862-1864 par Alfred Tessier, qui y adjoint un transept et un chevet néo-gothique, reposant sur une crypte.
Au début du XXIe siècle, l’église devient l’objet d’une polémique entre la municipalité, souhaitant la détruire pour des raisons budgétaires, et une association locale opposée au projet. Malgré des avis défavorables des services culturels et des recours juridiques, la démolition commence en juin 2013, ne laissant subsister que le clocher et deux pans de mur. Une nouvelle église moderne, inaugurée en 2017, remplace l’édifice historique.
L’ancienne église se distinguait par son plan en croix latine, ses voûtes néo-gothiques imposantes, et ses matériaux en tuffeau et granit. Elle abritait des vitraux du XIXe siècle et un chemin de croix en plâtre patiné. Malgré son intérêt architectural reconnu, elle n’a jamais été classée aux monuments historiques, ce qui a facilité sa destruction.
La polémique autour de sa démolition a mis en lumière les tensions entre préservation du patrimoine et contraintes budgétaires locales. L’association Mémoire vivante du patrimoine gestois a tenté, sans succès, de sauver l’édifice, accusant la municipalité d’avoir délibérément laissé se dégrader le bâtiment pour justifier sa destruction.
Le projet de reconstruction moderne, mené par la mairie, a abouti à une église inaugurée en décembre 2017. Ce nouvel édifice reprend le clocher-porche de l’ancienne église, symbolisant une rupture architecturale avec le passé tout en conservant un lien visuel avec l’histoire locale.
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