Frise chronologique
XIIe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher
XIIe siècle (≈ 1250)
Seul élément conservé de l’église originale.
1795 (9 ou 10 avril)
Siège du clocher
Siège du clocher
1795 (9 ou 10 avril) (≈ 1795)
20 paroissiens contre 2000 républicains.
1955
Création des vitraux
Création des vitraux
1955 (≈ 1955)
Œuvre de Joseph Archepel sur la guerre.
26 octobre 1972
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
26 octobre 1972 (≈ 1972)
Protection du clocher (arrêté ministériel).
Fin XIXe siècle
Reconstruction de l’église
Reconstruction de l’église
Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Remplace l’édifice détruit pendant la guerre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher (cad. C 76) : inscription par arrêté du 26 octobre 1972
Personnages clés
| Maurice Ragueneau - Chef des insurgés |
Dirigea la résistance au siège de 1795. |
| Joseph Archepel - Peintre verrier |
Auteur des 75 vitraux en 1955. |
| Saint Fiacre - Patron des jardiniers |
Statue présente sur l’autel du clocher. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Chanzeaux, située dans le département de Maine-et-Loire à Chemillé-en-Anjou, est un édifice catholique dont l’histoire s’étend du XIIe au XXe siècle. L’église actuelle, reconstruite à la fin du XIXe siècle, remplace un bâtiment du XIIe siècle détruit pendant la guerre de Vendée (1793-1795). Seul le clocher d’origine, abritant un autel orné d’une toile représentant la Fuite en Égypte et une statue de saint Fiacre, a été préservé. Ce clocher porte les stigmates des combats de 1795, où une vingtaine de paroissiens résistèrent à 2 000 soldats républicains lors d’un siège mémorable.
Les vitraux de l’église, réalisés en 1955 par le peintre verrier Joseph Archepel, rendent hommage aux victimes de la guerre de Vendée et aux figures locales. Les verrières supérieures représentent des saints, souvent associés à des églises romaines, tandis que des vitraux latéraux célèbrent des chefs vendéens. Une chapelle latérale abrite trois vitraux dédiés au baptême, illustrant des scènes bibliques et historiques. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1972, conserve aussi des plaques commémoratives, dont une dédiée à Maurice Ragueneau, chef des insurgés du clocher.
L’architecture de l’église mêle ainsi des éléments médiévaux (le clocher du XIIe siècle), des ajouts du XVIIe siècle, et une reconstruction majeure à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Les vitraux et les plaques rappellent son rôle dans les conflits religieux et politiques de la région, tout en soulignant son ancrage dans la vie paroissiale et mémorielle locale. Le site reste un témoignage des bouleversements de la Révolution et de la résilience des communautés angevines.