Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification influencée par Cîteaux, style cistercien.
1636
Pillage de l'église
Pillage de l'église 1636 (≈ 1636)
Dégâts nécessitant des réparations ultérieures.
XVIIe siècle
Effondrement partiel
Effondrement partiel XVIIe siècle (≈ 1750)
Nef endommagée, reconstruite par les notables.
21 septembre 1981
Classement MH
Classement MH 21 septembre 1981 (≈ 1981)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. D1 100) : inscription par arrêté du 21 septembre 1981
Personnages clés
Étienne de Nanteuil - Seigneur local
Tombe présente dans l'église.
Hélie Hugon - Seigneur local
Tombe médiévale conservée.
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Corgoloin, située dans le département de la Côte-d'Or en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice religieux construit au XIIIe siècle. Son architecture, influencée par l’abbaye de Cîteaux toute proche, reflète le style cistercien de l’époque. Le bâtiment, de plan en croix latine, se distingue par sa nef à cinq travées percées de baies en plein-cintre et une tour-clocher à la croisée du transept. Les matériaux utilisés, comme la pierre calcaire bicolore et les dalles nacrées typiques de la région (pierre de Dijon), soulignent son ancrage local.
L’histoire de l’église est marquée par des épisodes de destruction et de reconstruction. Pillée en 1636, puis partiellement effondrée au XVIIe siècle, elle fut restaurée à plusieurs reprises grâce à l’intervention de notables locaux. Ces travaux ont permis de préserver des éléments médiévaux, comme le portail orné d’un tympan sculpté représentant le Christ entouré des apôtres. À l’intérieur, des tombes de seigneurs médiévaux (Étienne de Nanteuil, Hélie Hugon) et des reliques (Saint-Justin, Saint-Maximin, Sainte-Anne) témoignent de son rôle spirituel et mémoriel.
Classée au titre des monuments historiques en 1981 pour ses façades et toitures, l’église incarne aujourd’hui un patrimoine à la fois religieux et architectural. Son chevet rectangulaire, percé d’une rose et de baies en plein-cintre, ainsi que sa charpente couverte de tuiles plates, illustrent les techniques constructives médiévales adaptées aux ressources locales. Le site, propriété de la commune, reste un lieu de culte et de mémoire pour la population de Corgoloin.
L’édifice s’inscrit dans un réseau patrimonial plus large, incluant la liste des monuments historiques de Côte-d’Or. Son état de conservation, évalué comme « passable » (précision de localisation : 5/10), invite à des travaux de valorisation pour préserver ce témoin de l’histoire bourguignonne. Les sources disponibles (Wikipédia, Monumentum, base Mérimée) confirment son importance dans le paysage religieux et architectural de la région.
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