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Église Saint-Pierre de La Garde-en-Oisans dans l'Isère

Église Saint-Pierre de La Garde-en-Oisans

    2 La Rue D'en Bas
    38520 La Garde
Édouard Hue (User:EdouardHue)

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1700
1800
1900
2000
1058
Première mention écrite
XVIIe siècle
Restauration partielle
2004
Classement du calice
2013
Rénovation du beffroi
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Adam - Seigneur local Donateur de l'église en 1058.
Jules Maximin Vieux - Instituteur et bienfaiteur Légua sa fortune pour la cloche.
Guy de Kérimel - Évêque de Grenoble Bénit la cloche en 2013.
Philippe Paccard - Fondeur de cloches Responsable de la rénovation 2013.

Origine et histoire

L'église Saint-Pierre de La Garde-en-Oisans, située dans la commune de La Garde en Isère, est mentionnée pour la première fois en 1058 dans une donation à l'abbaye d'Oulx par le seigneur Adam. Elle devient alors le premier prieuré dépendant de cette abbaye, contrôlant plusieurs paroisses locales comme Besse, Auris ou Huez. Ce statut en fait un lieu religieux central dans la région, avec une influence spirituelle et administrative étendue.

Au XVIIe siècle, l'église, son cloître et ses bâtiments conventuels tombent en ruine. Seule l'église est restaurée, tandis que le reste des structures est abandonné. En 1677, un cadran solaire est ajouté sur sa façade sud, témoignant d’une volonté de modernisation malgré le déclin partiel du site. L'édifice est ensuite vendu comme bien national pendant la Révolution, avant d'être racheté par la commune de La Garde au début du XIXe siècle.

En 2013, le beffroi de l'église, gravement endommagé, fait l'objet d'une rénovation majeure. Une troisième cloche, nommée « Aurélie Nathalie Thérèze » et pesant 190 kg, est installée et bénie lors d'une cérémonie solennelle présidée par monseigneur Guy de Kérimel, évêque de Grenoble. Cette rénovation, soutenue par la Fondation du Patrimoine et des donateurs privés, s’inscrit dans la continuité d’un legs du début du XXe siècle par l’instituteur Jules Maximin Vieux. Les deux autres cloches, « Marguerite-Agathe » (1838) et « Marie » (1728), complètent cet ensemble sonore historique.

Architecturalement, l'église se distingue par sa nef unique de 10,8 m sur 5,9 m, son chœur voûté en berceau et son clocher du XIe siècle, considéré comme la partie la plus ancienne. Ce dernier, en tuf, présente une flèche octogonale ornée de bandes lombardes et de modillons. À l’intérieur, une poutre de gloire sépare la nef du chœur, tandis qu’une chapelle latérale est aménagée au nord. L’édifice abritait également un calice en argent du XVIIe siècle, classé monument historique en 2004, illustrant son riche patrimoine mobilier.

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