Rénovation du transept nord 1687 (≈ 1687)
Modification des élévations nord et sud.
1781
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur 1781 (≈ 1781)
Chevet, sacristie et transept nord refaits.
13 mars 1964
Classement monument historique
Classement monument historique 13 mars 1964 (≈ 1964)
Protection officielle de l’édifice.
1970
Réemploi d’une porte ancienne
Réemploi d’une porte ancienne 1970 (≈ 1970)
Porte de la chapelle Saint-Sauveur intégrée.
1977
Rénovation de la couverture
Rénovation de la couverture 1977 (≈ 1977)
Lambris de la nef remplacé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre (cad. AB 160) : classement par arrêté du 13 mars 1964
Personnages clés
Saint Ildut - Premier saint patron présumé
Patron originel de la paroisse.
Saint Pierre - Saint patron actuel
Dédicace actuelle de l’église.
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Ploërdut, située dans le département du Morbihan en Bretagne, est un édifice religieux dont la construction débute au XIe siècle. Elle est initialement placée sous le patronage de saint Ildut, avant d’être dédiée à saint Pierre. De cette période romane subsistent la nef et ses bas-côtés, caractérisés par des chapiteaux sculptés aux motifs géométriques abstraits, typiques de l’art breton. Ces éléments, taillés dans un seul bloc de granit, témoignent d’une tradition décorative rare où l’abstraction domine sur la figuration, un trait distinctif de la sculpture romane en Bretagne.
Au fil des siècles, l’église subit plusieurs campagnes de remaniement. Au XIVe ou XVe siècle, un clocher-porche massif, flanqué de contreforts et percé d’une porte en arc brisé, est érigé. Le XVIe siècle voit l’ajout de la croisée du transept, du transept sud-est et d’un ossuaire en claire-voie, intégré à l’angle droit de la façade. Les XVIIe au XIXe siècles sont marqués par la reconstruction du chevet, des transepts, du porche sud, et des lucarnes des bas-côtés, ainsi que par l’ajout d’une sacristie. La charpente, datant du XVIe siècle, conserve des sablières et entraits sculptés de motifs animaux et humains, tandis que la couverture en lambris est refaite en 1977.
Classée monument historique en 1964, l’église présente une croix latine irrégulière, reflet de ses multiples transformations. Son intérieur révèle une nef romane de huit travées, aux arcades retombant sur des piles alternées (rondes ou composées) et des chapiteaux sculptés. Le transept, peu marqué, se fond dans le volume central, menant à un chevet plat occupé par un retable du XVIIe siècle. Une particularité acoustique notable réside dans des trous remplis de sable dans les colonnes, technique également observée dans les cathédrales de Reims et Amiens pour absorber certaines fréquences.
Parmi les éléments mobiliers protégés, les chapiteaux romans (fin XIe–début XIIe siècle) se distinguent par leur décor géométrique (losanges, spirales, entrelacs), caractéristique de la Bretagne romane. À l’origine au nombre d’une quarantaine, seuls 19 subsistent aujourd’hui. L’édifice conserve aussi une porte en anse de panier, vestige déplacé de la chapelle Saint-Sauveur de Lirinec, réemployée en 1970.
L’église s’inscrit dans un enclos paroissial, typique de l’architecture religieuse bretonne. Son histoire reflète les évolutions stylistiques — du roman au gothique — et les adaptations fonctionnelles au fil des siècles, tout en préservant des traces tangibles de son origine médiévale.
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