Classement MH 25 février 1974 (≈ 1974)
Protection officielle
Aujourd'hui
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Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AD 222) : classement par arrêté du 25 février 1974
Personnages clés
Montgomery - Chevalier protestant
Incendia l’église en 1572
Saint Dominique - Figure religieuse
Représenté sur le tympan
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre de Riscle, mentionnée dès le XIe siècle dans les registres du chapitre d’Auch, est un édifice emblématique du patrimoine gersois. Sa construction actuelle, datant principalement du XIVe siècle, remplace une première église médiévale plus modeste. Située sur un plateau surplombant la ville, elle était conçue pour protéger les habitants des crues de l’Adour et des invasions, jouant un double rôle de forteresse et lieu de culte. Son architecture marque la transition entre les styles roman (clocher conique) et gothique (façade ouest, ogives), reflétant les évolutions artistiques de l’époque.
Entre 1478 et 1490, l’église subit d’importants travaux de restauration, notamment sur le clocher (la « tore »), dont les ouvertures furent partiellement bouchées en 1485 pour des raisons de sécurité. Les guerres de Religion au XVIe siècle endommagèrent gravement l’édifice : le chevalier protestant Montgomery incendia la toiture en 1572, provoquant l’écroulement des voûtes. Les réparations, effectuées au XIXe siècle, respectèrent le style des voûtes ayant survécu, tandis que le tympan du portail, refait en terre cuite, représente saint Dominique recevant le rosaire. Le chœur polygonal et les vitraux actuels datent de la restauration de 1850, période où l’église retrouva sa fonction centrale dans la vie locale.
Classée monument historique le 25 février 1974, l’église porte les stigmates de son histoire tourmentée : traces de réparations sous le clocher (après les destructions de 1793 pendant la Révolution), murailles épaisses percées de meurtrières, et fenêtres à verre blanc ajoutées au XVIe siècle. Symbole de résilience, elle domine aujourd’hui paisiblement Riscle, rappelant son rôle passé de sanctuaire, refuge et lieu de rassemblement communautaire. Son mobilier, partiellement référencé dans la base Palissy, et son architecture hybride en font un témoignage rare des transitions artistiques et des conflits religieux en Occitanie.
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