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Église Saint-Pierre de Saint-Pierre-d'Allevard dans l'Isère

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise
Eglise romane

Église Saint-Pierre de Saint-Pierre-d'Allevard

    Rue de l'Église
    38830 Saint-Pierre-d'Allevard
Propriété de la commune
Église Saint-Pierre de Saint-Pierre-dAllevard
Église Saint-Pierre de Saint-Pierre-dAllevard
Église Saint-Pierre de Saint-Pierre-dAllevard
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Église Saint-Pierre de Saint-Pierre-dAllevard
Église Saint-Pierre de Saint-Pierre-dAllevard
Église Saint-Pierre de Saint-Pierre-dAllevard
Crédit photo : Eymery - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1057
Première donation
1082
Fondation officielle
1095
Bulle pontificale
1107
Visite du pape Pascal II
1325 et 1336
Incendies savoyards
1780
Démolition des bâtiments
1908
Classement du clocher
1929–1930
Rénovation majeure
2011–2012
Restauration des murs
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le clocher : classement par arrêté du 20 juillet 1908

Personnages clés

Hugues de Semur - Abbé de Cluny (1049–1109) Supervisa la fondation du prieuré.
Urbain II - Pape (1088–1099) Ami de Cluny, autorisa le monastère.
Pierre le Vénérable - Prieur puis abbé de Cluny Administra Saint-Pierre (1120–1122).
Pascal II - Pape (1099–1118) Séjourna au prieuré en 1107.
Curé Graëff - Curé de Saint-Pierre (XXe siècle) Dirigea la rénovation de 1929–1930.
Augustin-Paul de Levis - Dernier prieur commendataire Résidait à Grenoble en 1788–1790.

Origine et histoire

L’église Saint-Pierre est le vestige d’un prieuré clunisien fondé à la fin du XIe siècle par les familles nobles Aynard et Arvillard, co-seigneurs d’Allevard. Les donations de 1057 et 1082, incluant terres et églises, permirent l’établissement officiel du monastère en 1095 sous l’abbé Hugues de Semur. Le pape Urbain II, ancien moine de Cluny, autorisa son implantation par une bulle pontificale, marquant son importance régionale comme sixième prieuré de la province de Provence.

Le prieuré, prospère malgré des conflits avec le prieuré rival de Domène, abritait jusqu’à sept moines et gérait des chapelles dédiées à saint Georges, saint Jean-Baptiste ou sainte Catherine. Au XIIIe siècle, il administrait des cures en Dauphiné et Savoie, mais déclina à partir du XIVe siècle en raison de guerres, épidémies de peste (1427–1441), et malversations financières. Les incendies de 1325 et 1336, ainsi que la commende à partir de 1516, accélérèrent sa décadence, aboutissant à la démolition des bâtiments conventuels en 1780.

Le clocher, classé Monument Historique en 1908, est un exemple emblématique de l’architecture romane alpine, avec ses arcatures lombardes et ses baies géminées du XIIe siècle. La nef, initialement divisée par des piliers octogonaux, fut profondément remaniée en 1929–1930 par le curé Graëff, qui supprima les supports pour élargir l’espace. Le chevet roman, orienté à l’est, conserve une abside semi-circulaire et des vitraux modernes, dont un représentant la Sainte Famille (1934).

Les chapelles latérales, dédiées à saint Jean-Baptiste (sud) et à la Vierge Marie (nord), furent désaffectées dès le XVIIe siècle. La première, sous le clocher, servit de débarras, tandis que la seconde, en ruine, céda sa place à une sacristie en 1930. Les restaurations récentes (2011–2012) ont traité l’humidité des murs et restauré les modillons en tuf, tout en modernisant l’éclairage et en réinstallant des vitraux contemporains inspirés des couleurs du vitrail de 1934.

Le prieuré joua un rôle spirituel et économique majeur, gérant un hôpital, une maladrerie, et des terres agricoles ou minières. Son déclin s’accéléra avec la Révolution : l’église, épargnée par les destructions de 1789, fut rouverte au culte en 1801, mais les bâtiments conventuels, vendus comme matériaux, disparurent. Aujourd’hui, seul le clocher et l’église paroissiale subsistent, témoins de neuf siècles d’histoire clunisienne en Dauphiné.

Liens externes