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Église Saint-Pierre-ès-Liens de Cumond à Saint-Antoine-Cumond en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise romane

Église Saint-Pierre-ès-Liens de Cumond

    70-71 Cumond
    24410 Saint-Antoine-Cumond

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XIVe siècle
Agrandissement sud
XVIe siècle (début)
Chapelle nord ajoutée
1775-1777
Transfert aux Hospitaliers
1897-1898
Restauration majeure
14 décembre 1914
Classement Monument Historique
1er janvier 2017
Fusion communale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Renaud de Thiviers - Évêque de Périgueux Fonda la commanderie vers 1101.
Architectes Rapine et Dannery - Responsables des restaurations Dirigèrent les travaux de 1897-1898.

Origine et histoire

L'église Saint-Pierre-ès-Liens de Cumond, située dans le bourg de Saint-Antoine-Cumond (Dordogne), remonte initialement au XIIe siècle. Son architecture romane, marquée par une abside en cul-de-four et un portail orné de neuf archivoltes, en fait un exemple remarquable de l’art religieux médiéval de la région. L’édifice a subi des agrandissements aux XIVe et XVIe siècles, notamment l’ajout de deux chapelles latérales, ainsi que des restaurations majeures au XIXe siècle, incluant la reconstruction du clocher et l’ajout d’un « petit clocher » imitant les églises fortifiées.

La commanderie de l’ordre hospitalier de Saint-Antoine, fondée à proximité sur l’ancienne paroisse de Mirand (réunie à Cumond en 1790), joue un rôle historique local. Cette commanderie, initialement liée à l’évêque Renaud de Thiviers (mort en 1101), passe sous l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1775. L’église, classée Monument Historique en 1914, témoigne aussi des transformations architecturales liées aux besoins défensifs et liturgiques, comme la voûte en berceau brisé de la nef ou la coupole surmontant l’avant-chœur.

Au XXe siècle, Saint-Antoine-Cumond, dont les habitants sont appelés les Antonins, connaît une fusion communale en 2017 avec Festalemps et Saint-Privat-des-Prés pour former Saint Privat en Périgord. L’église, propriété de la commune, reste un symbole du patrimoine roman périgourdin, marqué par des influences hospitalières et des adaptations successives. Son portail et son abside, conservés dans leur état primitif, contrastent avec les ajouts gothiques et modernes, illustrant près de neuf siècles d’histoire locale.

Le contexte géographique, marqué par la proximité de la Dronne et du ruisseau de Muret, ainsi que la topographie occitane (Sent Antòni e Cucmont), souligne l’ancrage territorial de ce monument. Les restaurations des XIXe et XXe siècles, dirigées notamment par les architectes Rapine et Dannery, visaient à préserver son caractère roman tout en intégrant des éléments néogothiques, comme le clocher reconstruit ou la reprise de la chapelle nord.

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