Transfert aux Hospitaliers 1775-1777 (≈ 1776)
Commanderie passe à Saint-Jean de Jérusalem.
1897-1898
Restauration majeure
Restauration majeure 1897-1898 (≈ 1898)
Reconstruction du clocher et chapelle nord.
14 décembre 1914
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 14 décembre 1914 (≈ 1914)
Protection de l’édifice entier.
1er janvier 2017
Fusion communale
Fusion communale 1er janvier 2017 (≈ 2017)
Intégration à Saint Privat en Périgord.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Renaud de Thiviers - Évêque de Périgueux
Fonda la commanderie vers 1101.
Architectes Rapine et Dannery - Responsables des restaurations
Dirigèrent les travaux de 1897-1898.
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-ès-Liens de Cumond, située dans le bourg de Saint-Antoine-Cumond (Dordogne), remonte initialement au XIIe siècle. Son architecture romane, marquée par une abside en cul-de-four et un portail orné de neuf archivoltes, en fait un exemple remarquable de l’art religieux médiéval de la région. L’édifice a subi des agrandissements aux XIVe et XVIe siècles, notamment l’ajout de deux chapelles latérales, ainsi que des restaurations majeures au XIXe siècle, incluant la reconstruction du clocher et l’ajout d’un « petit clocher » imitant les églises fortifiées.
La commanderie de l’ordre hospitalier de Saint-Antoine, fondée à proximité sur l’ancienne paroisse de Mirand (réunie à Cumond en 1790), joue un rôle historique local. Cette commanderie, initialement liée à l’évêque Renaud de Thiviers (mort en 1101), passe sous l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1775. L’église, classée Monument Historique en 1914, témoigne aussi des transformations architecturales liées aux besoins défensifs et liturgiques, comme la voûte en berceau brisé de la nef ou la coupole surmontant l’avant-chœur.
Au XXe siècle, Saint-Antoine-Cumond, dont les habitants sont appelés les Antonins, connaît une fusion communale en 2017 avec Festalemps et Saint-Privat-des-Prés pour former Saint Privat en Périgord. L’église, propriété de la commune, reste un symbole du patrimoine roman périgourdin, marqué par des influences hospitalières et des adaptations successives. Son portail et son abside, conservés dans leur état primitif, contrastent avec les ajouts gothiques et modernes, illustrant près de neuf siècles d’histoire locale.
Le contexte géographique, marqué par la proximité de la Dronne et du ruisseau de Muret, ainsi que la topographie occitane (Sent Antòni e Cucmont), souligne l’ancrage territorial de ce monument. Les restaurations des XIXe et XXe siècles, dirigées notamment par les architectes Rapine et Dannery, visaient à préserver son caractère roman tout en intégrant des éléments néogothiques, comme le clocher reconstruit ou la reprise de la chapelle nord.