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Église Saint-Pierre-et-Saint-Michel de Séry-Magneval dans l'Oise

Oise

Église Saint-Pierre-et-Saint-Michel de Séry-Magneval

    2 Chemin des Écoliers
    60800 Séry-Magneval

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1800
1900
2000
vers 1170
Refonte du portail occidental
début XIIe siècle
Construction de la nef romane
début XIIIe siècle
Construction du transept et chœur
1824-1825
Restauration et arasement du clocher
1966
Classement de la *Pietà* du XVIe siècle
2006-2014
Restauration complète de l’édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Eugène Müller - Historien et archéologue A décrit l’église en 1904.
Dominique Vermand - Spécialiste du patrimoine de l’Oise A étudié la nef romane.
Évêque de Senlis - Collateur de la cure Sous l’Ancien Régime.

Origine et histoire

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Michel de Séry-Magneval, située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France, est un édifice catholique paroissial dont la construction s'échelonne entre le XIIe et le XIIIe siècle. Sa nef romane, composée de deux travées, est exhaussée à la fin du XIIe siècle, tandis que le transept et le chœur, de style gothique, sont bâtis au début du XIIIe siècle. L’édifice se distingue par son élancement inhabituel pour une église de petite taille, ainsi que par ses arcs-doubleaux outrepassés et son chevet plat éclairé par un triplet, typique de la région.

La nef, initialement conçue comme une basilique romane avec bas-côtés, subit plusieurs transformations. Vers 1170, le portail occidental est refait dans un style gothique naissant, encore en plein cintre, et le pignon est surélevé. Les bas-côtés disparaissent à une époque indéterminée, et le clocher, partiellement arasé au XIXe siècle, est recouvert d’une bâtière perpendiculaire. Malgré son intérêt architectural, l’église n’a jamais été classée ou inscrite aux monuments historiques, bien qu’elle ait bénéficié d’une restauration complète entre 2006 et 2014.

Sous l’Ancien Régime, l’église relève du diocèse de Senlis et du doyenné de Crépy-en-Valois. Après la Révolution, elle est rattachée au diocèse de Beauvais, puis, entre 1801 et 1822, à celui d’Amiens. Au XIXe siècle, la cure est réunie à la paroisse de Glaignes. Une plaque commémorative dans la nef atteste d’une restauration financée par 68 souscripteurs entre 1824 et 1825. Le clocher, dont l’étage de beffroi est remplacé par un étage néo-roman, perd alors une partie de son caractère originel.

L’intérieur de l’église révèle une nef non voûtée, éclairée par des fenêtres hautes gothiques flamboyantes ajoutées après la guerre de Cent Ans. Le transept, de plan barlong, et le chœur, terminés par un chevet plat, sont voûtés d’ogives dès l’origine. Les croisillons, carrés, abritent des niches d’autel voûtées en berceau brisé. À l’extérieur, le portail du XIIe siècle, restauré en 2013-2014, illustre la transition entre les styles roman et gothique, avec ses archivoltes toriques en plein cintre et son avant-corps en saillie.

Le mobilier de l’église, en grande partie daté des XVIIIe et XIXe siècles, a été retiré lors des récentes restaurations. Seule une Pietà en bois du XVIe siècle, classée monument historique en 1966, subsiste comme élément remarquable, bien qu’elle soit aujourd’hui conservée au musée de l’Archerie et du Valois. L’édifice, entouré de son cimetière, reste un lieu de culte occasionnel au sein de la paroisse de la vallée de l’Automne, dont le principal lieu de rassemblement est l’église Saint-Pierre de Verberie.

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