Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Famille de Recusson - Seigneurs d'Allouville
Donateurs de la verrière de l'Arbre de Jessé
Guillaume Dieu - Défunts local
Dalle funéraire datée de 1544
Bergeot - Restaurateur de vitraux
Intervention en 1885 sur 18 verrières
Origine et histoire
L’église Saint-Quentin d'Allouville, située dans le centre d’Allouville-Bellefosse en Seine-Maritime, trouve ses origines au XIIIe siècle, où une première église est mentionnée avant d’être détruite par des guerres. L’édifice actuel, construit au début du XVIe siècle, conserve une nef datée de 1538, tandis que des remaniements majeurs interviennent au XVIIIe siècle, notamment avec l’ajout du clocher porche en 1769. Son architecture gothique, marquée par un chevet circulaire et des baies en arc brisé, utilise des matériaux locaux comme la brique, la pierre et l’ardoise.
Classée monument historique en 1932, l’église abrite un mobilier remarquable, dont 18 verrières du XVIe siècle restaurées en 1885. Ces vitraux, comme ceux de l’Arbre de Jessé (1540-1550) ou du Jugement dernier, illustrent des scènes religieuses et des motifs décoratifs, certains financés par la famille de Recusson, seigneurs locaux. Une dalle funéraire de 1544, dédiée à Guillaume Dieu, et un coffre de mariage du XVIIe siècle, orné de motifs végétaux et de cariatides, complètent ce patrimoine.
L’édifice s’inscrit dans un ensemble plus large, incluant un calvaire de 1875 et un chêne millénaire voisin, symbole du lien entre le sacré et la nature. Les vitraux, classés à l’inventaire Palissy, témoignent de l’importance artistique et religieuse de l’église, tandis que son architecture reflète les évolutions stylistiques entre Moyen Âge et époque moderne.
La construction de l’église coïncide avec une période de reconstruction après les conflits du XIIIe siècle, illustrant la résilience des communautés rurales normandes. Au XVIe siècle, Allouville-Bellefosse, comme beaucoup de villages, voit son église devenir un lieu central de vie sociale et spirituelle, où se mêlent culte, assemblées et commémorations. Les dons de familles seigneuriales, comme les Recusson, soulignent le rôle des élites locales dans l’embellissement des édifices religieux.
Les modifications du XVIIIe siècle, comme le clocher de 1769, reflètent les adaptations aux besoins liturgiques et esthétiques de l’époque. Le classement de 1932 marque la reconnaissance de sa valeur patrimoniale, tandis que les restaurations des vitraux au XIXe siècle (par Bergeot en 1885) montrent un souci précoce de préservation. Aujourd’hui, l’église incarne à la fois l’héritage médiéval et les transformations des siècles suivants.
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