Construction du sanctuaire et chœur XVe siècle (≈ 1550)
Style ogival, travées collatérales médiévales.
1558
Travées Renaissance entre chœur et tour
Travées Renaissance entre chœur et tour 1558 (≈ 1558)
Transition architecturale majeure.
1768
Pose de la grille du chœur
Pose de la grille du chœur 1768 (≈ 1768)
Œuvre de Mathieu Lesueur, serrurier.
1784
Construction de la tour
Construction de la tour 1784 (≈ 1784)
Point culminant à 42 mètres.
1791
Acquisition de l’orgue
Acquisition de l’orgue 1791 (≈ 1791)
Provenant de Vitry-le-Brûlé.
1907
Classement monument historique
Classement monument historique 1907 (≈ 1907)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 24 juin 1907
Personnages clés
Mathieu Lesueur - Serrurier de l’abbaye de Clairvaux
Auteur de la grille du chœur (1768).
Mgr de Boulogne - Évêque ayant béni les cloches
Six nouvelles cloches en 1820.
Origine et histoire
L'église Saint-Quentin de Dienville, située dans le département de l'Aube en région Grand Est, est un édifice composite dont les parties les plus anciennes remontent au XVe siècle. Le sanctuaire et le chœur, de style ogival, ainsi que les deux travées collatérales, datent de cette période médiévale. Les éléments suivants, entre le chœur et la tour, furent construits en 1558 dans un style Renaissance, tandis que la tour elle-même, plus récente, fut érigée en 1784. Cette stratification architecturale reflète les évolutions artistiques et techniques sur près de trois siècles.
L’église abrite des éléments remarquables comme une grille du chœur réalisée en 1768 par Mathieu Lesueur, serrurier de l’abbaye de Clairvaux. Originellement, cette grille séparait le chœur des nefs latérales et centrale, mais seule une porte subsiste aujourd’hui, réutilisée pour fermer le cimetière. L’orgue, acquis en 1791, provient de l’église des Dames Bernardines de Saint-Jacques de Vitry-le-Brûlé. Le monument fut classé au titre des monuments historiques en 1907, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
Un sarcophage mérovingien du VIIe siècle, découvert en 1981 par un agriculteur local, est exposé dans l’église. Taillé dans du calcaire blanc, ce sarcophage de type bourguignon-champenois contenait les restes de trois individus (de sexes féminin et masculin) ainsi qu’un quatrième squelette inhumé à proximité. Cette découverte archéologique témoigne de l’occupation ancienne du site et enrichit l’histoire locale.
L’église a également connu des vicissitudes historiques, notamment pendant la Révolution française. Sur les neuf cloches initialement présentes à la fin du XVIIIe siècle, sept furent enlevées durant cette période, et deux autres furent brisées en 1814. Six nouvelles cloches furent bénites en 1820 par Mgr de Boulogne, marquant une phase de restauration après les troubles révolutionnaires.
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