Restauration du clocher 1841 (≈ 1841)
Flèche octogonale et portail refaits.
1943
Fresques d’Abel Pineau
Fresques d’Abel Pineau 1943 (≈ 1943)
Décoration intérieure moderne ajoutée.
21 décembre 1957
Inscription MH
Inscription MH 21 décembre 1957 (≈ 1957)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Symphorien (cad. AB 45) : inscription par arrêté du 21 décembre 1957
Personnages clés
Abel Pineau - Peintre et fresquiste
Auteur des fresques en 1943.
Origine et histoire
L'église Saint-Symphorien d'Andard, aujourd’hui intégrée à la commune de Loire-Authion, trouve ses origines aux XIe-XIIe siècles, comme en témoignent ses baies étroites et ses murs en petit appareil de moellons irréguliers liés au mortier de sable et chaux. Le bourg, situé à 12 km à l’est d’Angers, était un carrefour stratégique à la jonction de voies romaines reliant Tours et Poitiers. Ce positionnement historique explique en partie l’ancrage ancien de l’édifice dans le paysage local.
Au XVe siècle, l’église subit d’importants remaniements : le chœur est reconstruit tout en conservant les murs romans de la nef, et une voûte est ajoutée, modifiant la partie supérieure du mur pignon de la façade. Cette période voit aussi l’enrichissement du chœur avec une verrière flamboyante représentant l’Annonciation, typique du style gothique tardif. Le clocher, d’origine romane avec ses contreforts et colonnes d’angle, est quant à lui coiffé en 1841 d’une flèche octogonale en ardoise, tandis que le portail est également refaçonné à cette date.
Le XVIIe siècle marque l’ajout d’une chaire richement sculptée, toujours visible aujourd’hui. Plus tard, en 1943, l’artiste angevin Abel Pineau (1895–1973) réalise des fresques pour l’intérieur, apportant une touche moderne à ce patrimoine médiéval. L’église est finalement inscrite aux monuments historiques en 1957, reconnaissant sa valeur architecturale et historique.
Les matériaux et techniques de construction reflètent les époques successives : l’appareil roman contrastant avec les ajouts gothiques, et les restaurations du XIXe siècle. La présence de cordons de brique décorant les baies extérieures ou la flèche en ardoise illustrent cette superposition des styles, caractéristique des édifices ruraux ayant traversé les siècles.
L’église Saint-Symphorien incarne ainsi près d’un millénaire d’histoire locale, depuis son rôle initial dans un bourg médiéval jusqu’à sa préservation comme témoin du patrimoine religieux et architectural de l’Anjou. Son inscription au titre des monuments historiques en fait aujourd’hui un lieu de mémoire et de visite dans le département de Maine-et-Loire.
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