Première restauration 1781 (≈ 1781)
Ajout d’une sacristie à l’édifice.
4e quart XVIIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église 4e quart XVIIIe siècle (≈ 1887)
Édification après destruction du bourg castral.
20 novembre 1979
Classement du mobilier
Classement du mobilier 20 novembre 1979 (≈ 1979)
Ensemble de chœur classé monument historique.
2 août 2006
Inscription de l'église
Inscription de l'église 2 août 2006 (≈ 2006)
Protection avec son mur de cimetière.
18 mai 2019
Réouverture au public
Réouverture au public 18 mai 2019 (≈ 2019)
Après restauration majeure financée collectivement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité et le mur du cimetière qui l'entoure (cad. AB 55) : inscription par arrêté du 2 août 2006
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources
Les textes ne citent aucun acteur spécifique.
Origine et histoire
L’église Saint-Thiébaud de Sainte-Anne, située dans le département du Doubs en Bourgogne-Franche-Comté, fut construite à la fin du XVIIIe siècle, lors du déplacement du village après la destruction du bourg castral par les Français. Ce nouvel emplacement, le long de la départementale 229 vers Crouzet-Migette, marqua une reconstruction collective après un épisode violent. L’édifice, typique de l’architecture religieuse franc-comtoise, intègre un clocher-porche surmonté d’un dôme à l’impériale, caractéristique des églises de la Contre-Réforme.
Dès 1781, l’église subit une première restauration avec l’ajout d’une sacristie, témoignant de son importance pour la communauté locale. Son mobilier, notamment un ensemble de chœur en bois sculpté et peint du XVIIIe siècle (maître-autel, retable, tabernacle), fut classé monument historique en 1979. L’édifice et son mur de cimetière adjacent furent inscrits à leur tour en 2006, malgré une fermeture prolongée à partir de 1970 en raison de son état de délabrement.
La réouverture de l’église au public en mai 2019 résulta d’une mobilisation conjointe de la mairie, d’associations locales et de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles). Ce projet de restauration permit de sauver un patrimoine emblématique, lié à la paroisse de Levier et au diocèse de Besançon. L’architecture intérieure, avec sa nef à trois travées et son chœur voûté d’arêtes, illustre les principes esthétiques et spirituels de l’époque.
Aujourd’hui, l’église Saint-Thiébaud incarne à la fois un lieu de culte et un témoignage historique des bouleversements subis par la région à la fin de l’Ancien Régime. Son cimetière attitré, ceint d’un muret, et sa localisation sur un axe routier ancien soulignent son ancrage dans le paysage et la mémoire collective.
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