Fondation de la bastide 1241 (≈ 1241)
Création de Saint-Ybars, bastide du comté de Foix.
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édifice gothique érigé, intégré aux fortifications.
1524
Travaux d'agrandissement
Travaux d'agrandissement 1524 (≈ 1524)
Extension de la nef et ajout d’éléments Renaissance.
1527
Fondation de la collégiale
Fondation de la collégiale 1527 (≈ 1527)
Jean de Pins établit une collégiale dans l’église.
20 avril 1907
Premier classement
Premier classement 20 avril 1907 (≈ 1907)
Protection de la porte méridionale et sa menuiserie.
11 décembre 1987
Classement complet
Classement complet 11 décembre 1987 (≈ 1987)
L’église et son décor peint sont entièrement classés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte méridionale avec ses arcades et sa menuiserie (cad. F 901) : classement par arrêté du 20 avril 1907 ; Eglise y compris son décor peint, à l'exclusion de la porte méridionale déjà classée (cad. F 901) : classement par arrêté du 11 décembre 1987
Personnages clés
Jean de Pins - Évêque de Rieux
Fonde la collégiale en 1527.
Pierre Rivière - Artisan vitrailliste
Restaure les vitraux (XXIe siècle).
Origine et histoire
L'église Saint-Ybars, aussi appelée église Saint-Éparche, est un édifice religieux de style gothique construit au XIIIe siècle, puis profondément remanié au XVIe siècle. Située dans la bastide de Saint-Ybars (Ariège), elle présente un clocher hexagonal inachevé, dont la base carrée suggère une intégration aux fortifications originelles. Son portail méridional, orné d’un arc polylobé et surmonté d’une statue, ainsi que ses fresques intérieures (chapelle Sainte-Anne), témoignent de son évolution architecturale. Classée partiellement en 1907 pour sa porte, elle est entièrement protégée depuis 1987, incluant son décor peint.
Fondée au cœur de la première bastide du comté de Foix (1241), l’église était initialement distante du village originel. Au XVIe siècle, l’évêque Jean de Pins y établit une collégiale (1527), tandis que des travaux agrandissent la nef et ajoutent des éléments Renaissance (arceaux ogivaux, pilastres à chapiteaux). Le mur nord servait alors de rempart, illustrant le double rôle religieux et défensif du bâtiment. Des statues classées, comme celle de saint Antoine le Grand (XVIIe siècle), et des objets liturgiques complètent son mobilier historique.
La restauration du patrimoine est portée depuis 2008 par l’Association culturelle et historique éparchoise, qui a confié la rénovation des vitraux à l’artisan Pierre Rivière. Une souscription publique, soutenue par la Fondation du patrimoine, vise aujourd’hui à sauver le clocher. L’édifice, propriété communale, reste un symbole de l’histoire médiévale et renaissante de l’Ariège, entre foi, pouvoir seigneurial et adaptations architecturales.
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