Donation à Souvigny 1124 (≈ 1124)
Concédée par l’archevêque de Bourges
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification comme église diocésaine, piles orientales
XIIe siècle
Campagnes de travaux
Campagnes de travaux XIIe siècle (≈ 1250)
Sculptures des chapiteaux et nef
1864
Réfection du maître-autel
Réfection du maître-autel 1864 (≈ 1864)
Réutilisation d’un bas-relief du XIIe
XIXe siècle
Restauration controversée
Restauration controversée XIXe siècle (≈ 1865)
Statue de Notre-Dame repeinte et dorée
1979
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1979 (≈ 1979)
Protection de l’édifice entier
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. C 166) : classement par arrêté du 2 avril 1979
Personnages clés
Archevêque de Bourges - Donateur
Cède l’église à Souvigny en 1124
Abbé Fournier - Curé au XIXe siècle
Initiateur de la réfection du maître-autel
Origine et histoire
L’église Sainte-Anne de Chappes, située dans le département de l’Allier, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIe siècle, lorsque sa construction est entreprise comme église diocésaine. De cette période subsistent peut-être les deux piles orientales du transept. Au XIIe siècle, elle est concédée en 1124 au prieuré de Souvigny par l’archevêque de Bourges, qui y établit un petit prieuré. Deux campagnes de travaux, visibles sur les colonnes de la nef, marquent cette époque, notamment les chapiteaux sculptés d’êtres fantastiques et de motifs végétaux.
L’église abrite une Vierge à l’Enfant en bois du XIIe siècle, objet d’une dévotion intense et de pèlerinages régionaux. Surnommée Notre-Dame de Sans-parler en raison du silence observé par les pèlerins, cette statue a parfois éclipsé le vocable originel de l’église (Sainte-Anne), souvent confondu avec Sainte-Marie. L’édifice, classé Monument Historique en 1979, illustre aussi des ajouts des XVIe et XVIIIe siècles, comme le mobilier (tabernacle, statues de Raphaël et Tobie, ou Joseph et l’Enfant Jésus, restaurés au XXIe siècle).
Sur le plan architectural, l’église allie une nef de quatre travées couverte en berceau, des bas-côtés, et un transept non saillant surmonté d’un clocher octogonal. Le portail occidental, d’inspiration romane, se distingue par ses colonnes engagées, ses voussures plein cintre, et un linteau à bâtière sans sculpture. Un caquetoire, accolé au mur méridional, mène à un portail secondaire, entrée principale des fidèles. À l’intérieur, le maître-autel abrite la statue de Notre-Dame, restaurée au XIXe siècle dans un style jugée trop orné, tandis qu’un bas-relief du XIIe siècle, réutilisé en 1864, décore son devant.
L’histoire de l’église est aussi liée à l’abbé Fournier, curé de la paroisse au XIXe siècle, qui initia la réfection du maître-autel en y intégrant ce bas-relief. Les objets mobiliers, comme les statues du XVIIe siècle ou le tabernacle vers 1600, témoignent de l’évolution liturgique et artistique du lieu. Aujourd’hui, l’église reste un symbole du patrimoine religieux bourbonnais, marqué par son architecture hybride et sa statue miraculeuse, source de légendes locales.
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