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Église Sainte-Marguerite d'Orelle en Savoie

Savoie

Église Sainte-Marguerite d'Orelle

    4040 Bonvillard
    73140 Orelle

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
4-5 juin 1878
Consécration par Rosset
1412
Destruction partielle de Saint-Aurelle
1661
Construction de Sainte-Marguerite
30 juillet 1760
Consécration par Filippa
1840-1841
Agrandissement vers l’ouest
20 juillet 1876 - mai 1878
Rénovation majeure
1913
Pose de l’horloge
2018
Restauration extérieure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Charles-Joseph Filippa - Évêque de Maurienne Consacre l’église en 1760.
Séraphin Perret - Chanoine et donateur Finance calvaire, chaire et rampe.
Michel Rosset - Évêque de Maurienne Consacre l’extension en 1878.
Pierre Joseph Jacob et Pierre Laurent Richard - Menuisiers locaux Fabriquent les menuiseries intérieures.
M. Azario - Entrepreneur des travaux Dirige la rénovation de 1876-1878.
Pierre Lallement - Curé actuel Gère les visites et cultes aujourd’hui.

Origine et histoire

L’église Sainte-Marguerite d’Orelle, située dans le hameau de Bonvillard sur la commune d’Orelle (Savoie), trouve son origine en 1412, lorsqu’un éboulement détruit partiellement l’ancienne église Saint-Aurelle. Les habitants de Bonvillard, isolés l’hiver par les neiges, obtiennent en 1661 la construction d’un nouvel édifice sur leur adret, plus accessible. Consacrée en 1760 après des réparations majeures en 1750, elle est agrandie en 1840 vers l’ouest pour accueillir davantage de fidèles, tout en conservant son clocher du XVIIIe siècle.

En 1874, un projet municipal financé à hauteur de 5 000 francs permet de rénover charpentes et murs, grâce à des dons en matériaux (bois des forêts paroissiales, pierres offertes par des prêtres) et en main-d’œuvre locale. Les familles Charvoz et Chinal financent vitraux et colonnes, tandis que le chanoine Séraphin Perret offre calvaire, chaire et rampe de communion. Les travaux, menés par M. Azario pour 28 000 francs (dont 11 000 levés parmi les fidèles), s’achèvent en 1878. L’évêque Michel Rosset consacre solennellement l’extension les 4 et 5 juin 1878, marquant son intégration définitive à la vie paroissiale.

Au XXe siècle, l’église subit des rénovations ponctuelles : dallage en 1882 pour lutter contre l’humidité, pose d’une horloge à quatre cadrans en 1913 (restaurée en 1934), et travaux extérieurs en 2018 (crépi, toit, clocher). Pendant la Première Guerre mondiale, le curé doit gérer deux paroisses, illustrant les défis logistiques de la montagne. Aujourd’hui, l’édifice, toujours actif pour cultes et cérémonies, incarne la résilience d’une communauté alpine autour de son patrimoine religieux.

Architecturalement, l’église allie styles baroque, gothique et néoclassique, avec un clocher de 20 m coiffé de quatre horloges et cloches. Ses dix fenêtres vitraillées, trois vitraux ouest et huit baies grillagées du clocher éclairent un intérieur enrichi par des statues en terre cuite polychrome (offertes par les Perret) et un cadran solaire sud. La dédicace à sainte Marguerite d’Antioche, vierge martyre du IVe siècle, souligne son ancrage spirituel médiéval, perpétué par des générations de fidèles et de donateurs locaux.

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