Première citation historique 1143 (≈ 1143)
Dépendance de l'abbaye de Sarlat mentionnée.
1169
Donation à Saint-Cybard
Donation à Saint-Cybard 1169 (≈ 1169)
Jean d'Asside, évêque de Périgueux, la cède.
XIVe siècle (avant 1468)
Aménagement défensif
Aménagement défensif XIVe siècle (avant 1468) (≈ 1450)
Chambre de défense ajoutée pendant la guerre.
1468
Nouvelle appellation
Nouvelle appellation 1468 (≈ 1468)
Citée comme *Ecclesia S. Bartholomoei* dans une charte.
1897
Destruction du clocher
Destruction du clocher 1897 (≈ 1897)
Foudre détruit le clocher, reconstruit la même année.
1913
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1913 (≈ 1913)
Protection officielle par arrêté du 10 février.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Marie : classement par arrêté du 10 février 1913
Personnages clés
Jean d'Asside - Évêque de Périgueux
Donne l'église à Saint-Cybard en 1169.
Origine et histoire
L'église Sainte-Marie-et-Saint-Barthélémy, située à Bourg-des-Maisons en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine), est un édifice catholique dont les origines remontent au XIIe siècle. Elle est citée dès 1143 comme dépendance de l'abbaye bénédictine de Sarlat, puis donnée en 1169 à l'abbaye de Saint-Cybard d'Angoulême par Jean d'Asside, évêque de Périgueux. À cette époque, elle dépendait du prieuré de Cercles et était désignée sous le nom Ecclesia Sancta-Mariae de Maisos.
Au cours de la guerre de Cent Ans, une chambre de défense fut aménagée au-dessus des voûtes du chœur, transformant partiellement l'édifice en forteresse. Le clocher, détruit par la foudre en 1897, fut immédiatement reconstruit. L'église conserve un plan rectangulaire à nef unique, avec deux travées voûtées de coupoles sur pendentifs, dont l'une fut refaite au XIXe siècle. Le chœur carré, voûté en berceau brisé, abrite des peintures murales des XIIIe–XIVe et XVIIe siècles, dont un saint Christophe et des scènes religieuses.
Classée Monument Historique en 1913, l'église illustre l'évolution architecturale et défensive des édifices religieux en Périgord. Ses fresques, partiellement disparues, témoignent de son riche passé artistique. Le portail occidental, remanié, conserve des traces de l'ancien portail roman, tandis que des têtes sculptées ornent la façade. L'édifice, propriété de la commune, reste un exemple marquant du patrimoine médiéval et moderne de la région.
Les sources historiques mentionnent également son rattachement progressif à l'abbaye de Saint-Cybard, confirmé par une charte de 1468 la nommant Ecclesia S. Bartholomoei de Bourg de Maisons. La chambre de défense, accessible par un escalier en pierre aujourd'hui partiellement comblé, souligne son rôle stratégique pendant les conflits. Les peintures du chevet et du mur nord, datées du XIIIe ou XIVe siècle, côtoient des œuvres du XVIIe siècle comme les évangélistes de la voûte ou une sainte Marguerite.
L'église, décrite comme une « véritable forteresse » par les sources, combine ainsi fonctions religieuses, défensives et artistiques. Son clocher-mur d'origine, remplacé après 1897, et ses contreforts peu saillants lui confèrent une silhouette caractéristique. Les fresques du chœur, dont une représentation de saint Christophe portant l'Enfant (3,45 m de large), datent probablement du début du XVIIe siècle, période où le sanctuaire fut embelli.
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