Construction de l'église 1555 (≈ 1555)
Remplace une chapelle du XIIe siècle.
1974
Construction église moderne
Construction église moderne 1974 (≈ 1974)
Transfert des offices en vallée.
début XXe siècle
Abandon du vieil Aiglun
Abandon du vieil Aiglun début XXe siècle (≈ 2004)
Départ des habitants vers la vallée.
2009-2016
Restauration complète
Restauration complète 2009-2016 (≈ 2013)
Travaux financés par multiples acteurs publics.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Raymond Collier - Historien local
A étudié son portail du XVIe.
Origine et histoire
L'église Sainte-Marie-Madeleine d'Aiglun est un édifice religieux de style roman, érigé en 1555 sur une colline surplombant le village. Elle succède à une chapelle Saint-Jean du XIIe siècle, dont il ne subsiste aujourd’hui que des ruines. Son portail, caractéristique du XVIe siècle, porte la date de construction gravée. L’édifice, peu transformé depuis son origine, conserve des éléments architecturaux anachroniques comme une nef voûtée en berceau brisé et un chœur à chevet plat.
Dès le début du XXe siècle, le vieil Aiglun, incluant l’église et ses abords, est progressivement abandonné au profit d’un nouveau centre habité dans la vallée. Une église moderne, construite en 1974 le long de la route nationale 85, remplace alors Sainte-Marie-Madeleine pour les offices réguliers. Seule une messe annuelle, dédiée à sa sainte patronne, y est désormais célébrée, marquant son déclin fonctionnel.
Entre 2009 et 2016, une restauration majeure redonne à l’église son éclat passé. Les travaux, d’un coût total de 484 000 euros, incluent la réfection du dallage, le ravalement des façades, et le renforcement des structures. Financés par la commune, l’État, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le département des Alpes-de-Haute-Provence et l’Union européenne, ils préservent un patrimoine riche en objets classés, comme des retables des XVIe et XVIIe siècles ou des fonts baptismaux médiévaux.
L’architecture de l’église mêle des techniques romanes tardives à des influences plus récentes. Son portail en plein cintre, sa nef voûtée en berceau brisé, et son chœur surbaissé illustrent cette dualité stylistique. À l’intérieur, plusieurs éléments mobiliers, dont des statues, des croix et des tableaux des XVIe au XIXe siècles, sont protégés au titre des monuments historiques, témoignant de son importance culturelle et religieuse passées.
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