Première mention 1107 (≈ 1107)
Sous le vocable Sainte-Marie
6 janvier 1588
Bataille de Cognat
Bataille de Cognat 6 janvier 1588 (≈ 1588)
Destruction partielle par les protestants
1799
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1799 (≈ 1799)
Flèche du clocher détruite
1850
Classement monument historique
Classement monument historique 1850 (≈ 1850)
Intervention de l'architecte Millet
1852
Restauration de la flèche
Restauration de la flèche 1852 (≈ 1852)
Reconstruction après destruction
1866
Ajout du porche
Ajout du porche 1866 (≈ 1866)
Refection du tympan daté
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : classement par liste de 1862
Personnages clés
Architecte Millet - Restaurateur
Intervient pour le classement en 1850
Architecte Esmonnot - Opposant aux agrandissements
Préserve l'authenticité du monument
Architecte Vianne - Projet controversé
Propositions jugées dénaturantes
Origine et histoire
L'église Sainte-Radegonde, située à Cognat-Lyonne dans l'Allier, est un édifice roman du XIIe siècle, classé monument historique dès 1862. Elle se distingue par sa nef avec transept, abside et deux absidioles, caractéristiques de l'art roman auvergnat. À l'origine dédiée à Sainte-Marie (mentionnée en 1107), elle prend le vocable de Sainte-Radegonde en 1411. Son clocher, autrefois surmonté d'une flèche en pierre détruite à la fin du XVIIIe siècle, fut restauré après 1852.
L'église est intimement liée aux guerres de Religion dans le Bourbonnais. Le 6 janvier 1588, une bataille opposa catholiques et protestants près du site, entraînant selon les sources la destruction partielle du village, du château et de l'église par les protestants. Le bourg, initialement situé autour de l'édifice, fut reconstruit à quelques centaines de mètres après cet événement. Vendue comme bien national en 1799, l'église échappa aux agrandissements envisagés au XIXe siècle grâce à l'opposition de l'architecte diocésain Esmonnot et de l'évêque, soucieux de préserver son authenticité.
Au milieu du XIXe siècle, des aménagements limités furent réalisés : adjonction d'une chapelle funéraire, d'une sacristie, et reconstruction de la flèche du clocher. En 1866, un porche fut ajouté et le tympan refait, portant une date gravée. L'édifice, propriété de la commune, reste un témoignage majeur de l'histoire religieuse et architecturale de l'Allier, marqué par les conflits et les restaurations successives.
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