Fondation du prieuré bénédictin 1175 ou 1178 (≈ 1178)
Origine probable de l’église actuelle
1648
Incendie par les Espagnols
Incendie par les Espagnols 1648 (≈ 1648)
Effondrement de la tour
1676
Incendie par les Impériaux
Incendie par les Impériaux 1676 (≈ 1676)
Reconstruction au XVIIIe siècle
1846
Classement du portail sud
Classement du portail sud 1846 (≈ 1846)
Protection monument historique
1916
Destructions pendant la Grande Guerre
Destructions pendant la Grande Guerre 1916 (≈ 1916)
Voûtes et clocher détruits
1929-1931
Reconstruction et restauration
Reconstruction et restauration 1929-1931 (≈ 1930)
Style Art déco et clocher octogonal
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail Sud : classement par liste de 1862
Personnages clés
Jean Gaudin - Artiste verrier
Auteur des mosaïques et vitraux (1930-1931)
M. Corroyer - Architecte restaurateur
Restauration du portail sud (1866)
Sainte Radegonde - Figure religieuse locale
Statue dans le porche principal
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption d’Athies trouve ses origines au XIIe siècle, liée à la fondation d’un prieuré bénédictin en 1175 ou 1178. Ce premier édifice, de style roman tardif, fut partiellement détruit à deux reprises : en 1648 par les Espagnols, qui incendièrent la tour, puis en 1676 par les Impériaux. Ces destructions successives nécessitèrent une reconstruction au XVIIIe siècle, intégrant des éléments néo-classiques, notamment dans la nef. Le portail sud, daté du XIIIe siècle et de style gothique naissant, reste le vestige le plus ancien et le plus remarquable, classé monument historique dès 1862.
La Première Guerre mondiale causa des dégâts majeurs à l’église : les voûtes furent percées et le clocher s’effondra en 1916. La restauration, menée de 1929 à 1931 par la Société Coopérative de Reconstruction des Églises Dévastées du Diocèse d’Amiens, combina reconstitution archéologique (chœur, transept) et innovations modernes. Le clocher, autrefois carré, fut reconstruit en béton avec un plan octogonal, tandis que l’intérieur adopta un style Art déco, marqué par des mosaïques de Jean Gaudin, des vitraux et une coupole en verre.
Le portail sud, épargné en 1914-1918 mais endommagé en 1940 par un éclat d’obus, illustre la transition entre roman et gothique. Ses voussures reposent sur des colonnes corinthiennes, et sa restauration en 1866 par l’architecte Corroyer souligna son importance patrimoniale. À l’intérieur, le porche abrite une statue de sainte Radegonde, liée à un reliquaire de la Sainte-Croix, tandis que les décors intérieurs (stalles, chaire, ferronneries) reflètent l’influence de l’Art déco, témoignant des reconstructions du XXe siècle.
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