Dédicace de l’église actuelle 26 décembre 1829 (≈ 1829)
Style baroque, nef unique financée via impôt lié à l’esclavage.
1860
Agrandissement
Agrandissement 1860 (≈ 1860)
Ajout de collatéraux et refonte des murs extérieurs.
1871
Rénovation façade et clocher
Rénovation façade et clocher 1871 (≈ 1871)
Travaux esthétiques et structurels.
28 décembre 1979
Inscription monument historique
Inscription monument historique 28 décembre 1979 (≈ 1979)
Protection officielle de l’édifice.
1983
Restauration charpente et clocher
Restauration charpente et clocher 1983 (≈ 1983)
Intervention des compagnons du devoir.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. L 97) : inscription par arrêté du 28 décembre 1979
Personnages clés
Père David - Curé et historien
A retrouvé les fonts baptismaux du XVIIe siècle.
Compagnons du devoir - Artisans restaurateurs
Refont charpente et clocher en 1983.
Origine et histoire
L’église Saint-Thomas du Diamant, située en Martinique, trouve ses origines au XVIIe siècle, lorsque la paroisse du Diamant se sépare de celle des Anses-d’Arlet en 1684. Un premier sanctuaire maçonné y est construit, financé par les habitants et le roi. L’édifice, simple et dépourvu de clocher, subit des réparations majeures, comme l’importation de 1800 carreaux de Provence en 1700 pour son sol. Sa fragilité face aux intempéries se révèle dès 1766, lorsqu’un ouragan le détruit entièrement.
Reconstruite en 1778 avec l’ajout d’un clocher, l’église est à nouveau rasée par un cyclone en 1817. Sa reconstruction, retardée par des conflits entre habitants et préfet apostolique, est finalement financée via un impôt lié au nombre d’esclaves possédés. L’édifice actuel, de style baroque à nef unique, est dédicacé en 1829. Agrandi en 1860 avec des collatéraux et rénové à plusieurs reprises (façade en 1871, clocher en 1983), il est inscrit aux monuments historiques en 1979.
L’architecture extérieure mêle pilastres toscans, fronton triangulaire et volutes baroques, tandis que l’intérieur abrite une charpente en carène de bateau, refaite par les compagnons du devoir. L’autel en marbre, daté de 1770, et les fonts baptismaux monolithes du XVIIe siècle témoignent de son héritage colonial. Le clocher en bois, typique des Antilles, domine l’ensemble, rappelant les défis climatiques et humains ayant marqué son histoire.
La localisation de l’église, au centre du bourg et parallèle à la mer (cadastre section L, parcelle 97), reflète son rôle central dans la vie communautaire. Son inscription au titre des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, liée à l’histoire religieuse et sociale de la Martinique, marquée par l’esclavage et les aléas naturels.
Les sources mentionnent également des éléments protégés (arrêté de 1979) et une adresse précise : 44 Rue à Tertulien Duville, au Diamant. Son état actuel résulte de restaurations successives, dont celle de 1983, préservant un mélange unique d’influences européennes et créoles.
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