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Ancienne abbaye bénédictine dans l'Ariège

Ariège

Ancienne abbaye bénédictine

    815 Coumanines
    09500 Lézat-sur-Lèze
Crédit photo : Ajc09 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 950
Fondation par Aton de Benoît
vers 1040
Reconstruction de l’église
fin Xe siècle
Rattachement à Cuxa
1236 et 1470
Conflits avec Moissac
1744
Reconstruction des bâtiments
1776
Suppression de l’abbaye
8 novembre 1988
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du logis abbatial roman et de l'ancien monastère (actuellement Hôtel de Ville) du XVIIIe siècle ; autres vestiges du XIIe siècle ou du XVIIIe siècle encore visibles ou existant en sous-sol (cad. D 1518, 1528, 2741) : inscription par arrêté du 8 novembre 1988

Personnages clés

Aton de Benoît - Vicomte de Béziers Fondateur présumé vers 950.
Bernard - Évêque de Couserans Reconstruit l’église vers 1040.
François Franque - Architecte du Roi Reconstruit les bâtiments en 1744.
Charles le Chauve - Roi des Francs Acte de 859 mentionné.

Origine et histoire

L’abbaye Saint-Antoine-et-Saint-Pierre de Lézat, fondée vers 950 par Aton de Benoît, vicomte de Béziers, était initialement rattachée à l’ordre de Cluny. Elle fut ensuite placée sous la dépendance de l’abbaye de Cuxa à la fin du Xe siècle, puis de nouveau sous celle de Cluny à la fin du XIe siècle. L’église fut entièrement reconstruite vers 1040 par Bernard, évêque de Couserans, et l’abbaye prospéra en acquérant des prieurés comme celui de Saint-Béat en 1003.

Au XIVe siècle, l’abbaye fut agrandie avec des chapelles latérales et une extension vers l’ouest. En 1744, les bâtiments monacaux furent reconstruits par l’architecte François Franque, incluant un palais abbatial. L’abbaye fut supprimée en 1776 après la dispersion des dix derniers moines de l’Ancienne Observance. Aujourd’hui, il ne reste que des vestiges romans, le palais abbatial (appelé le prieuré) et le bâtiment conventuel du XVIIIe siècle, occupé par la mairie.

L’abbaye revendiquait la possession des reliques de saint Antoine, volées en Orient, bien que d’autres lieux comme l’abbaye Saint-Antoine ou Montmajour en revendiquaient aussi la détention. L’abbatiale médiévale, détruite au XIXe siècle, a laissé place à des vestiges classés aux monuments historiques depuis 1988. Les façades et toitures du logis abbatial et du monastère du XVIIIe siècle sont protégées, tout comme les vestiges souterrains du XIIe siècle.

Les sources historiques mentionnent des divergences sur la date de fondation, certains actes remontant à 859 sous Charles le Chauve, tandis que d’autres situent la fondation vers 950. L’abbaye fut un lieu d’influence religieuse et économique, lié à des conflits de tutelle entre Cluny et Moissac, notamment en 1236 et 1470, avant une transaction en 1474.

Liens externes