Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Ancienne abbaye Saint-Antonin, dite Mas Cailloup à Pamiers dans l'Ariège

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Eglise romane
Ariège

Ancienne abbaye Saint-Antonin, dite Mas Cailloup

    11-25 Chemin du Bac
    09100 Pamiers
Abbaye Saint-Antonin de Pamiers
Ancienne abbaye Saint-Antonin, dite Mas Cailloup
Ancienne abbaye Saint-Antonin, dite Mas Cailloup
Ancienne abbaye Saint-Antonin, dite Mas Cailloup
Ancienne abbaye Saint-Antonin, dite Mas Cailloup
Ancienne abbaye Saint-Antonin, dite Mas Cailloup
Ancienne abbaye Saint-Antonin, dite Mas Cailloup
Crédit photo : Tibopalula - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
961
Première mention écrite
XIIe siècle
Transfert des chanoines
XVIe siècle
Destruction pendant les guerres de Religion
1672 et 1716
Restaurations majeures
2 avril 1791
Vente comme bien national
1989
Achat par la commune de Pamiers
2 octobre 1992
Classement Monument Historique
2001
Restauration du bâti
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancienne église abbatiale des 11e, XIIe et XVIIe siècles ; ancien logis canonial du XVIIe siècle qui lui est accolé ; sol de la parcelle (cad. E 90) : classement par arrêté du 2 octobre 1992

Personnages clés

Saint Antonin de Pamiers - Martyr et saint patron Légendairement enterré sur le site.
François de Caulet - Évêque de Pamiers (XVIIe siècle) Commanditaire du logis canonial accolé.

Origine et histoire

L’ancienne abbaye Saint-Antonin, dite Mas Cailloup ou « Mas-Vieux », est un monastère fondé avant 961, date du premier document écrit le mentionnant. Située en rive gauche de l’Ariège, face au centre-ville de Pamiers, elle était dédiée à saint Antonin, martyr local selon la légende. Le site primitif, appelé Mas Vieux après le transfert des chanoines sur l’autre rive au XIIe siècle (suite à une crue), conserve des vestiges romans malgré les destructions subies.

L’abbaye fut ruinée au XVIe siècle pendant les guerres de Religion, puis partiellement restaurée en 1672 et 1716. Les bâtiments actuels reflètent trois campagnes de construction : des traces du Xe siècle (opus spicatum), des éléments romans du XIIe (abside, chapiteaux sculptés) et des ajouts des XVIIe-XVIIIe siècles (logis canonial, peintures murales). Un sarcophage du XVIe siècle, découvert en 1830, témoigne de son passé funéraire.

Classée Monument Historique en 1992 après son rachat par la commune en 1989, l’abbaye abrite une chapelle au chevet tripartite, décorée de frises romanes et d’un Christ en mandorle unique. L’absidiole sud conserve des chapiteaux et une frise représentant un Christ bénissant, entouré d’anges. Les peintures du XVIIe siècle, aux motifs classiques (pilastres, rinceaux), ornent les parties hautes.

Le site, lié à la fondation de Pamiers, fut un lieu de culte majeur avant le transfert des reliques de saint Antonin au « Mas-Jeune ». Vendu comme bien national en 1791, il servit de métairie avant sa restauration en 2001. Aujourd’hui, des associations œuvrent pour sa valorisation, comme la replantation d’une vigne et d’un jardin aromatique en 2013.

L’abbaye illustre l’architecture romane pyrénéenne, marquée par l’usage de galets et de pierre de taille, ainsi que par des décors sculptés d’influence régionale. Son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques de l’Ariège, des origines médiévales aux restaurations modernes.

Liens externes