Première mention écrite 961 (≈ 961)
Attestation documentaire du monastère.
XIIe siècle
Transfert des chanoines
Transfert des chanoines XIIe siècle (≈ 1250)
Déplacement après une crue de l’Ariège.
XVIe siècle
Destruction pendant les guerres de Religion
Destruction pendant les guerres de Religion XVIe siècle (≈ 1650)
Ruines de l’abbaye et de l’église.
1672 et 1716
Restaurations majeures
Restaurations majeures 1672 et 1716 (≈ 1716)
Reconstruction partielle après les destructions.
2 avril 1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 2 avril 1791 (≈ 1791)
Transformée en métairie après la Révolution.
1989
Achat par la commune de Pamiers
Achat par la commune de Pamiers 1989 (≈ 1989)
Début de la préservation moderne.
2 octobre 1992
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2 octobre 1992 (≈ 1992)
Protection officielle de l’abbaye et du logis.
2001
Restauration du bâti
Restauration du bâti 2001 (≈ 2001)
Travaux de conservation menés par la mairie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne église abbatiale des 11e, XIIe et XVIIe siècles ; ancien logis canonial du XVIIe siècle qui lui est accolé ; sol de la parcelle (cad. E 90) : classement par arrêté du 2 octobre 1992
Personnages clés
Saint Antonin de Pamiers - Martyr et saint patron
Légendairement enterré sur le site.
François de Caulet - Évêque de Pamiers (XVIIe siècle)
Commanditaire du logis canonial accolé.
Origine et histoire
L’ancienne abbaye Saint-Antonin, dite Mas Cailloup ou « Mas-Vieux », est un monastère fondé avant 961, date du premier document écrit le mentionnant. Située en rive gauche de l’Ariège, face au centre-ville de Pamiers, elle était dédiée à saint Antonin, martyr local selon la légende. Le site primitif, appelé Mas Vieux après le transfert des chanoines sur l’autre rive au XIIe siècle (suite à une crue), conserve des vestiges romans malgré les destructions subies.
L’abbaye fut ruinée au XVIe siècle pendant les guerres de Religion, puis partiellement restaurée en 1672 et 1716. Les bâtiments actuels reflètent trois campagnes de construction : des traces du Xe siècle (opus spicatum), des éléments romans du XIIe (abside, chapiteaux sculptés) et des ajouts des XVIIe-XVIIIe siècles (logis canonial, peintures murales). Un sarcophage du XVIe siècle, découvert en 1830, témoigne de son passé funéraire.
Classée Monument Historique en 1992 après son rachat par la commune en 1989, l’abbaye abrite une chapelle au chevet tripartite, décorée de frises romanes et d’un Christ en mandorle unique. L’absidiole sud conserve des chapiteaux et une frise représentant un Christ bénissant, entouré d’anges. Les peintures du XVIIe siècle, aux motifs classiques (pilastres, rinceaux), ornent les parties hautes.
Le site, lié à la fondation de Pamiers, fut un lieu de culte majeur avant le transfert des reliques de saint Antonin au « Mas-Jeune ». Vendu comme bien national en 1791, il servit de métairie avant sa restauration en 2001. Aujourd’hui, des associations œuvrent pour sa valorisation, comme la replantation d’une vigne et d’un jardin aromatique en 2013.
L’abbaye illustre l’architecture romane pyrénéenne, marquée par l’usage de galets et de pierre de taille, ainsi que par des décors sculptés d’influence régionale. Son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques de l’Ariège, des origines médiévales aux restaurations modernes.
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