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Enceinte antique

Enceinte antique

  • Nîmes
Enceinte antique
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Enceinte antique
Enceinte antique
Enceinte antique
Crédit photo : Finoskov - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
800
900
1000
1100
1900
2000
Fin du Ier siècle av. J.-C.
Construction de l'enceinte
VIIIe siècle
Dommages causés par Charles Martel
XIe siècle
Construction enceinte médiévale
1989
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Enceinte antique (cad. DN 2, 3, 11, 425, 427, 429, 440, 451, 452, 459, 460, 476, 479 à 483 ; DO 705, 737, 739 à 743, 775, 800, 812, 820, 821, 825 à 827, 1168 à 1170, 1203, 1204 ; DP 52, 53, 209, 241, 242, 245, 416 à 421, 446, 448, 479 à 482, 513, 515 à 517, 530, 534, 535, 580 ; DT 282, 290 à 294, 298, 300, 304 à 306, 308, 309, 312, 431, 432, 452, 456 à 458, 472, 474, 551, 580, 610, 623, 634, 656, 657, 683, 685, 700 ; DV 2, 383 à 389, 402, 442, 501, 502 ; DW 42 à 45, 175, 200 à 202 ; DY 69 à 71, 85 à 87 ; ED 23, 27, 97, 99, 100, 105 à 107, 109, 145, 146, 148, 213, 245, 323, 331, 336, 355, 394 ; EH 4, 7, 8, 12, 49, 385, 386, 388, 389, 392, 394, 553, 560 à 563, 572, 600, 601, 686, 697, 703 ; EX 576 à 578, 585, 587, 589, 594, 596, 960 à 962, 966 à 969, 1171, 1203 à 1205, 1210, 1211, 1214 ; EY 536, 537, 558 à 560, 562, 564, 602, 605 à 607, 641, 644, 645, 647, 648, 698, 700 ; EZ 20, 25, 473 à 475) : inscription par arrêté du 31 octobre 1989

Personnages clés

Charles Martel Responsable des dommages causés à l'enceinte au VIIIe siècle
Auguste Empereur romain sous le règne duquel l'enceinte a été construite

Origine et histoire

L'enceinte romaine de Nîmes, aujourd'hui en ruine, se dresse sur la commune de Nîmes (Gard, Occitanie). Ses vestiges sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 31 octobre 1989. À l'époque d'Auguste, cette enceinte figura parmi les plus longues de la Gaule romaine, avec une circonférence de plus de six kilomètres et une superficie de 220 hectares. Elle fut édifiée vers la fin du Ier siècle av. J.-C. pour fortifier la colonie de Nemausus. Construite en temps de paix, elle traduit la faveur impériale envers une colonie de droit latin et souligne le prestige de la capitale des Arécomiques. L'enceinte resta en bon état plusieurs siècles après la chute de l'Empire romain et permit d'abord à la ville de résister aux invasions franques. Elle subit cependant d'importants dommages causés par Charles Martel au VIIIe siècle, ce qui contribua au déclin urbain et à la réduction du périmètre habité. La ville se rétracta jusqu'à l'édification, au XIe siècle, d'une enceinte médiévale de dimensions nettement plus modestes. Le rempart romain atteignait près de dix mètres de hauteur et pouvait avoir jusqu'à trois mètres d'épaisseur. Son parement était réalisé en moellons piqués, un blocage formant la partie intérieure, et la base comprenait plusieurs assises de moyen et grand appareil, particulièrement visibles sur le côté méridional. La muraille était couronnée de dalles de pierre d'environ trente centimètres, extraites de la carrière de Barutel. Le nombre de tours devait avoisiner quatre-vingts et l'enceinte comportait une dizaine de portes. Aucune tour n'a conservé son élévation complète, la Tour Magne faisant toutefois exception malgré la perte de son couronnement. Seules la porte d'Auguste et la porte de France sont partiellement conservées. En Gaule romaine, l'enceinte d'Augustodunum (Autun) présentait une longueur comparable, tandis que celle de Vienne était légèrement plus longue, avec environ sept kilomètres. Les vestiges de l'enceinte sont liés à des éléments remarquables comme la porte d'Auguste, la porte de France et la Tour Magne, et sont documentés dans des ressources spécialisées telles que la base Mérimée, le site officiel de la ville et des publications locales.

Liens externes

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